[Test] Samsung Gear S, une montre connectée pas si différente

Lors de l’IFA 2014, Samsung a créé la surprise avec une nouvelle montre connectée qui se veut plus autonome que celles proposées jusqu’alors. Sa solution ? Une carte SIM, qui s’installe dans le petit boitier. Enfin, petit, il ne l’est pas vraiment par rapport à la concurrence. Son grand écran la rend forcement massive, mais on peut également y voir un moyen d’y faire rentrer plus de capteurs et une batterie conséquente. De quoi en faire la montre connectée incontournable ?

5 raisons de craquer (ou non) pour la Samsung Gear S

La Samsung Gear S est une imposante montre connectée, dotée d’un écran de 2 pouces. Ce dernier a la particularité d’être courbé, à l’instar du bracelet Gear Fit. Il épouse ainsi au lieu la forme du poignet pour un confort optimal, d’autant que le poids reste contenu (66 grammes).

1 - Oui, parce que l’écran est impressionnant

Difficile de passer à côté de l’écran de la Gear S. Au-delà de sa taille imposante - 2 pouces, 5,1 cm de diagonale - c’est sa qualité qui retient l’attention. La dalle de type AMOLED, comme sur les smartphones phares de la marque, offre un contraste sans équivalent et un bon niveau de définition - 360 x 480. La finesse d’affichage est tout à fait satisfaisante et la lecture du « cadran » se fait sans le moindre mal, et à vrai dire, c’est le moins que l’on puisse espérer.

En parlant de cadran, plusieurs « watchfaces » sont intégrées par défaut, avec à chaque fois une personnalisation possible. Inspirés de l’esthétique de la haute horlogerie, ces cadrans arborent plusieurs compteurs qui peuvent indiquer le niveau de charge de la batterie, ou encore le nombre de notifications en attente.

En ce qui concerne le design de la montre, notre entourage a été partagé, certains la jugeant trop imposante et manquant d’élégance, tandis que d’autres lui trouvaient un certain charme. Ce qui est sûr, c’est qu’il est difficile de passer inaperçu, d’autant que la Gear S a du mal à se frayer un chemin sous certaines manches. Son bracelet est toutefois incontestablement trop proéminent et enveloppe tellement le poignet que, même si son confort est indéniable et le système de fermeture robuste, on finit par se sentir un peu à l’étroit.

2 - Oui, pour sa fiche technique bien remplie

Derrière son grand écran, la montre connectée Gear S regorge d’atouts techniques. À l’intérieur, Samsung y a intégré un processeur double cœur cadencé à 1 GHz qui permet de garantir une bonne fluidité à l’usage, accompagné par 512 Mo de RAM. Tout au long de notre test, le couple s’est montré infaillible.

Plus intrigants, les 4 Go de stockage sont accessibles, ce qui n’est pas courant sur une montre connectée. On peut y placer des fichiers musicaux, car oui, le lecteur multimédia installé est en mesure de les jouer et pas seulement celle de son smartphone. Un petit haut-parleur peut s’en occuper, et, en l’absence d’un port jack, via un casque Bluetooth relié à la montre. En effet, cette dernière est dotée d’une puce Bluetooth afin d’appairer un dispositif capable de diffuser de la musique ou sa propre voix grâce à la présence d’une carte SIM qui offre la possibilité de passer des appels.

La connectivité est donc logiquement assurée par les réseaux mobiles (3G uniquement), ainsi que par le WiFi. Comme si cela ne suffisait pas, un GPS est également de la partie, un atout pour ses fonctionnalités de quantify self. Le Gear S est doté de tout le nécessaire, voire même plus que la moyenne : accéléromètre, gyroscope, compas, ou encore baromètre, il faut aussi noter le lecteur de rythme cardiaque. Sur la façade, le capteur de luminosité sait même interpréter le temps passé au soleil pour alerter son porteur en cas de surexposition.

3 - Non, parce qu’elle n’est pas si « autonome » que cela

Lorsque l’on retourne la Gear S, la présence d’un emplacement pour une carte nano SIM est pleine de promesses : va-t-on enfin pouvoir faire autant de choses avec sa montre qu’avec son téléphone ? Oui et non. Car si la Gear S peut passer des appels ou échanger des SMS, ce n’est plus la même chose dès qu’il s’agit d’interagir avec d’autres applications. Pire, si vous pensiez qu’une petite carte SIM allait permettre de s’affranchir de la nécessiter de lier la montre à un smartphone, gare à la déception.

Un téléphone, de marque Samsung bien évidemment, est indispensable pour la mettre en route. L’assistant intégré au système. À quoi bon une carte SIM alors, si l’on met de côté la téléphonie et les SMS ? Hé bien continuer à recevoir les notifications liées à l’activité de son appareil, même lorsque l’on n’y est pas connecté.

Mais le côté vicieux du dispositif, c’est que l’on ne peut pas agir sur toutes ses fonctions. Certaines notifications ne peuvent être qu’affichées, sans pouvoir y répondre depuis la montre. Finalement, la présence d’une SIM et d’un modem dans la Gear S ne permet pas de lui offrir la liberté qu’elle mériterait.

4 - Non, parce que la batterie est pénalisante

Au regard de la fiche technique de la Gear S, difficile d’envisager que l’autonomie sera incroyable. Pour autant, elle s’avère être surprenante puisqu’elle s’épuise finalement moins vite que l’on aurait pu l’imaginer.

Les raisons sont à trouver du côté de la gestion de l’énergie, plutôt bien pensée. Par défaut, le système est capable d’ajuster automatiquement le passage d’une connexion Bluetooth, lorsque le smartphone est à proximité, au WiFi, à la puce 3G en dernier recours. Aussi, un mode d’économie d’énergie permute l’affichage en noir et blanc tandis que les fonctions sont au minimum syndical.

Mais la multiplicité des capteurs et puces en tout genre, confrontée à la réalité qu’est une batterie de seulement 300 mAh, force au pragmatisme : dépasser une journée d’utilisation relève du challenge.

5 - Non, parce qu'elle manque de possibilité dans certaines interactions

Le système d’exploitation utilisé sur la Gear S est le même que sur les autres Gear : l’OS maison Tyzen. La fluidité est sans reproche, autant dans les menus que dans les programmes. La navigation est simple, en glissant à droite on retrouve des widgets, à gauche les notifications. Une barre verticale se déroule dès que l’on passe son doigt de bas en haut, et enfin, le gestionnaire d’applications apparait lorsque l’on fait le geste inverse.

Il est possible d’installer de nouvelles applications ou des watchfaces directement depuis le téléphone, à l’instar du navigateur web, fourni par Opéra. Pour l’instant, environ 250 programmes sont accessibles, certaines gratuites, d’autres payantes. D’une manière générale, tout est assez facile d’utilisation… à condition de ne pas avoir à entrer du texte.

Car sur un écran d’à peine quelques centimètres, autant dire que la saisie n’a rien d’une sinécure. À vrai dire, il relève du défi d’arriver à taper du premier coup sur les caractères voulus. Et autre problème, impossible d’interagir avec toutes les applications. Ainsi, s’il l’on peut répondre à un texto, ce n’est pas le cas des notifications Hangout. La seule option disponible est d’ouvrir l’application… sur le téléphone.

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1 commentaire
    Votre commentaire
  • Anonyme
    Non, parce que 56 trackers, c'est trop !
    Tom's, c'est fini pour moi
    0