[Test] Samsung Gear S2 : faut-il craquer pour la montre connectée ?

5 raisons de craquer (ou pas) pour la montre Samsung Gear S2

Si Samsung s’est très tôt lancé sur le marché des montres connectées, avant même l’arrivée d’Android Wear, le constructeur coréen ne proposait jusqu’à présent que des smartwatch à écrans carrés, souvent compatibles uniquement avec ses propres smartphones. Avec la Gear S2, Samsung entend bien offrir une expérience différente, définitivement orientée design. Outre son écran rond, la montre se démarque par sa compatibilité avec tous les appareils Android, mais surtout sa lunette qui permet de se passer en partie de l’écran tactile. La rédaction de Tom’s Guide a donc testé pour vous la nouvelle montre connectée Gear S2 de Samsung.

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Oui, pour son bel écran rond

La Gear S2 est la première montre connectée de Samsung à proposer un écran rond. Bien après Motorola, LG ou Huawei, le constructeur coréen a remis au placard ses bracelets dotés d’écrans rectangulaires pour un modèle plus discret, mais aussi bien plus design. Si la firme aurait pu se contenter d’un simple changement de forme, elle a cependant vu les choses en grand avec un très bel affichage de 1,2 pouce affichant une définition de 360 pixels sur 360, soit une résolution de 302 pixels par pouce (ppp). À titre de comparaison, la Huawei Watch, que nous avons testée récemment, affiche 286 ppp quand la dernière Moto 360 de Motorola se contente de 233 ppp.

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Par ailleurs, Samsung a opté pour un affichage sAMOLED. Un choix déjà fait par Huawei pour sa propre montre connectée, Asus pour la ZenWatch ou par LG pour la G Watch R. Le choix de cette technologie d’affichage offre un intérêt certain sur deux points : le contraste de l’écran, imbattable, puisque les éléments affichés en noir restent éteints, et l’autonomie, puisque l’écran n’a pas besoin d’être intégralement rétroéclairé. À noter également que le revêtement Gorilla Glass de l’écran est censé lui assurer une bonne résistance et que la montre est certifiée IP68. Elle est donc protégée contre les poussières et l’immersion dans 1 mètre d’eau pendant 30 minutes.

Oui, pour son design

Si les premières montres connectées de Samsung ressemblaient surtout à de gros bracelets dotés d’un écran au milieu de la bande, la Gear S2 propose un style autrement plus design. Plusieurs modèles sont disponibles : le modèle « classic » avec un bracelet en cuir, des cornes et une lunette à cran, le modèle sport avec une ligne élancée et une compatibilité uniquement Bluetooth, et le sport intégrant également une compatibilité 3G ainsi qu’une puce GPS. Nous avons pu tester le modèle sport sans 3G.

La première chose à noter est la finesse de la montre pour une smartwatch. Pourtant, la Gear S2 offre une épaisseur de 11,2 mm, soit la même hauteur que la dernière Moto 360. L’impression de finesse vient surtout de la forme élancée de la montre dans sa version de base. Le constructeur coréen a en effet opté pour un design assez futuriste avec un bracelet en silicone sans corne qui prolonge directement le boîtier de l’appareil. À noter également que le bracelet peut être très simplement retiré à l’aide de boutons poussoirs et que le modèle est livré avec un bracelet plus court pour les plus petits poignets. En revanche, il ne peut être modifié pour un bracelet de montre classique en horlogerie, l’attache étant uniquement compatible avec les bracelets Samsung.

Par ailleurs, la Gear S2 optimise tout l’espace du boîtier. Autour de l’écran, une lunette permet ainsi de naviguer directement dans les menus et de contrôler l’interface de la montre simplement sans masquer l’affichage avec ses doigts. On notera également que le cheminement de la lunette est légèrement cranté et qu’elle s’arrête à chaque option.

Oui, pour Tizen

Alors que la plupart des constructeurs de montres connectées ont opté pour le système Android Wear de Google, Samsung a depuis longtemps misé tous ses jetons sur son propre système : Tizen. Soutenu par le constructeur depuis ses débuts en 2012, le système d’exploitation open source a essentiellement été utilisé pour les montres connectées de la firme, équipant déjà les Gear 2 et Gear 2 Neo en 2014. Les seules montres Samsung à ne pas être dotées de Tizen étaient ainsi la première Galaxy Gear et la Gear Live.

Lorsqu’on est habitué au système Android Wear, Tizen a de quoi déboussoler au premier abord. Ici, il n’est pas question de cartes à faire glisser les unes après les autres, mais plutôt de différents écrans à travers lesquels il est possible de naviguer à l’aide de la lunette ou d’un simple glissement de doigt. De base, la montre affiche ainsi une horloge personnalisable. En passant à gauche, on peut retrouver les différentes notifications reçues. Il est aussi possible de les effacer en faisant glisser son doigt vers le haut de l’écran. On notera ainsi que malgré l’adoption de Tizen, la Gear S2 est capable d’afficher certaines notifications venues de Google Now comme la météo ou la durée d’un trajet.

En naviguant vers la droite, on peut également accéder à certaines applications. Par défaut, on peut ainsi retrouver le suivi des pas parcourus, les événements de votre agenda, la météo ou encore un écran de contrôle du lecteur de musique de votre smartphone. À noter qu’il est également possible d’ajouter d’autres applications à ces raccourcis en les sélectionnant depuis la liste des applications intégrées ou en en trouvant d’autres depuis l’application Samsung Gear sur votre smartphone.

On notera enfin que l’application smartphone permet de configurer en grande partie la montre, permettant ainsi de modifier l’ordre d’affichage des applications, de paramétrer les cadrans ou en gérant les notifications. Si l’intégration à Android est particulièrement optimisée, même sans être une montre Android Wear, on regrette cependant que la Gear S2 exige l’installation de trois applications sur votre smartphone au lieu d’une seule : Samsung Gear, Gear Plugin et Samsung Accessory Service.

Oui, pour les fonctions de santé

La montre de Samsung semble particulièrement conçue pour le suivi de la santé. Si, comme la plupart de ses concurrentes, elle est dotée d’un capteur de rythme cardiaque et d’un podomètre, les différentes applications de santé sont particulièrement mises en avant par Samsung.

Si Apple a Santé et Google a Fit, Samsung a lancé de son côté son service S Health en 2013. Comme pour les services concurrents, il s’agit d’un hub central destiné à recueillir différents types d’informations venues de plusieurs applications afin de les afficher dans un même espace. Concrètement, au niveau de la Gear S2, S Health intervient directement dès les raccourcis d’applications accessibles à l’aide de la lunette de la montre. On peut ainsi voir s’afficher le nombre de pas parcourus dans la journée, converti également en nombre kilomètre et en pourcentage d’un objectif préalablement fixé. On peut également accéder simplement au capteur de rythme cardiaque, accessible depuis un simple bouton. Un capteur qui va également s’allumer de lui-même de temps en temps pour calculer votre pouls et vous donner une estimation par rapport à la moyenne. On peut également renseigner sa consommation de verres d’eau et de café dans la journée ou un type d’activité exercé afin de laisser la montre calculer les calories dépensées.

Oui, pour son autonomie

Il y a encore un an, lors de l’arrivée en force des montres connectées, elles étaient sujettes à un reproche principal, leur manque d’autonomie. La plupart des modèles peinaient en effet à passer la journée avec une charge complète faite pendant la nuit. Depuis, les smartwatch se sont bien améliorées. On a pu le voir avec la Moto 360 2015 il y a peu. C’est également le cas de la Samsung Gear S2.

Le nouveau modèle de Samsung est en effet équipé d’une batterie de 250 mAh pour la version Bluetooth. Si cette capacité ne semble pas exceptionnelle par rapport à la Moto 360 et ses 300 mAh par exemple, elle suffit amplement pour un usage quotidien avec la consultation de quelques applications, l’affichage des notifications et la navigation dans les menus. En effet, nous avons pu tenir plus de 24 heures avec la montre sans la recharger. De quoi s’assurer une journée d’utilisation, même intense, en étant certain de ne pas avoir à recharger la Gear S2 en déplacement. Une autonomie plus que convenable obtenue en grande partie grâce à l’écran sAMOLED et à sa faible consommation dans l’affichage des noirs.

Comme c’est le cas de la plupart des montres concurrentes, la Samsung Gear S2 se recharge à l’aide d’une base de recharge par induction. Il suffit de poser la montre sur son socle pour qu’elle se mette en charge. Un indicateur rouge sur le socle indique alors que la Gear S2 est bien branchée. Cependant, contrairement aux smartwatch Android Wear, l’écran de la montre ne reste pas allumé pour afficher l’heure et l’état de chargement de la batterie lorsque la montre est allumée. Une fois la montre éteinte, le contour de l’écran est alors éclairé d’un liseré vert avec le pourcentage de batterie chargé affiché au milieu de l’écran. Impossible cependant de régler la luminosité, même si l’affichage s’éteint après quelques secondes.

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1 commentaire
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  • MissLG
    La précommande de la Gear S2 est moins cher chez Boulanger grâce à un code promo de 10 euros
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