[Test] Sony Alpha 7R II : l’hybride surdoué

Des performances mécaniques de haute volée

Avec une vitesse d’obturation maximale au 1/8000e de seconde, une synchro-X au 1/250e et une rafale cadencée à 5 images/s (2,5 en mode silencieux), les qualités de l’obturateur de l’A7RII le placent au niveau de ses concurrents du haut de gamme reflex.

La première version de l’A7R était dotée d’un module autofocus qui souffrait de quelques sérieuses lacunes. Celui de cette nouvelle mouture était donc particulièrement attendu. Sony l’a entièrement revu : d’un système à détection de contraste honnête, il a donc évolué vers un système hybride offrant en plus 399 points de corrélation de phase. Alléchant sur le papier, ce système répond présent sur le terrain et, même le suivi des sujets en mouvement à la fois latéral et frontal est correctement assuré. Ils sont finalement perdus classiquement lorsqu’ils atteignent les bords de l’image à proximité de l’opérateur. Alors même que l’A7RII n’est pas un boîtier théoriquement orienté vers la photo d’action, son système de mise au point automatique se comporte très bien.

Comme nous l’avons observé lors de tests précédents, la très haute définition se montre intraitable avec les vibrations. Sony a donc également complètement refondé son système d’obturation qui comprend en réalité deux obturateurs : le dispositif mécanique classique est désormais secondé par un système électronique. On peut donc désormais utiliser l’un ou l’autre en fonction des nécessités (le deuxième étant beaucoup plus silencieux, mais limite la rafale à 2,5 i/s) ou les deux de manière combinée afin de limiter les vibrations.

Afin d’améliorer encore le rendement de son boîtier, Sony l’a également équipé d’une stabilisation sur 5 axes, qui fonctionne avec tous les objectifs, et limite encore les désagréments des vibrations/mouvements du boîtier.

Avec le 24-70mm OSS à 70mm nous obtenons au moins 60 % d’images parfaitement nettes ou acceptables jusqu’au 1/125e lorsque la stabilisation est désactivée. Sans stabilisation, mais avec l’obturation électronique, on peut descendre jusqu’au 1/80e de seconde pour des résultats comparables, elle apporte donc un gain d’environ 2/3 d’IL par rapport à l’obturation mécanique. Une fois le mode steadyshot enclenché, 60% des images sont encore nettes ou acceptables au 1/15e de seconde, soit un gain de 3IL. Ces très bons résultats attestent donc une nouvelle fois du sérieux de la conception de l’A7RII.

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1 commentaire
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  • job31
    grossissement 0,78X : ban.
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