[Test] Sony SmartBand Talk : un deuxième essai pour rien ?

Sony a rapidement suivi la mode des bracelets connectés, en dévoilant lors du CES en début d’année le SmartBand. Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant de voir arriver son successeur, le SmartBand Talk. Officialisé pendant le salon de l’IFA, en septembre dernier, il se veut plus complet que son prédécesseur.

Cinq raisons de craquer (ou pas) pour le Sony SmartBand Talk

Sur le papier, le SmartBand Talk semble intéressant. Il reprend la base de son prédécesseur, à savoir l’analyse de l’activité autant diurne que nocturne et la possibilité de « marquer » des moments importants de sa vie à l’aide d’une fonction dédiée. S’y ajoutent un écran incurvé E-Ink, un vrai plus pour la consommation d’énergie. Enfin, Sony a apporté des modifications afin de l’utiliser pour passer des appels, d’où son nom d’ailleurs. Mais parfois, le mieux est l’ennemi du bien.

1° Non, à cause d’une configuration complexe

Les premières minutes avec le SmartBand ne seront pas les plus simples. Il faut d’abord faire attention à récupérer la bonne application depuis le Play Store, car oui, l’objet n’est compatible qu’avec Android. Étrangement, Sony a développé un logiciel spécifique par bracelet. Il existe donc deux programmes SmartBand, mieux vaut être vigilant. Une fois cela fait, l’appairage grâce au NFC s’est avéré laborieux.

Ce n’est pas faute d’utiliser un smartphone de la marque, un Xperia Z3 Compact. Ce n’est finalement qu’en devenant brusque avec le bracelet que l’erreur de non-reconnaissance de l’appareil s’est évaporée. On a connu plus simple. Le pire, c’est que ce logiciel ne sert qu’à synchroniser le bracelet et à gérer ses réglages. La partie dédiée à l’analyse de son activité, tout l’intérêt de l’objet donc, se fait depuis une autre application, Lifelog.

Pourquoi ne pas avoir tout réuni en un seul et même endroit, au même titre que l’ensemble de la concurrence ? C’est d’autant plus dommage que Lifelog est pour le coup très bien conçu, autant dans son ergonomie que son esthétique, et que les informations relevées par le bracelet sont nombreuses (temps passé en activité, calorie, nombre de pas, quantité de sommeil, etc).

2° Non, car l’écran n’est pas très beau

La plus grande innovation du SmartBand Talk par rapport à son prédécesseur, c’est son écran. Sony a retenu une technologie E-Ink, à l’instar de Garmin sur le Vivofit. L’idée est bonne, autant pour la longévité de la batterie que pour la lisibilité : en plus d’être allumé en permanence, sa lecture en plein soleil est parfaite. Ce serait sans compter une rémanence assez forte et un rafraîchissement très lent de l’affichage.

Conséquence directe : pour peu que l’on ait activé beaucoup de menus, on se retrouve rapidement avec un empilement d’icônes à mesure qu’ils défilent. Depuis les options, deux tons sont disponibles pour l’écran, noir ou blanc. On ne saurait que trop recommander le premier au second, qui atténue légèrement l’effet de rémanence. Le pire dans ce choix de l'écran E-ink étant que l’autonomie, censée s'améliorer, n’est pas vraiment probante : impossible de dépasser trois jours d’utilisation.

3° Non, l’écran tactile n’est pas très agréable à utiliser

À défaut d’être impressionnant, l’écran a la bonne idée de retranscrire plusieurs informations intéressantes. La quantité de menus dépend de ce que l’utilisateur paramètre depuis la première application : détail sur son activité (nombre de pas, temps passé en mouvement), gestion du lecteur multimédia, raccourcis vers un numéro favoris… Et bon point, plusieurs extensions sont accessibles depuis le Play Store, pour étendre ses fonctionnalités.

Il existe deux manières d’interagir avec le bracelet : par les boutons et via l’écran tactile. Si les premiers ne posent aucun souci, le second demande une certaine dextérité, qui rappelle les débuts des smartphones tactiles. Toucher l’afficheur n’aura aucun effet, il faut taper dessus pour espérer avoir une réaction. Et martyriser son poignet, c’est franchement désagréable.

4° Non, le système de notification est perfectible

Au même titre qu’une montre connectée, le SmartBand Talk est capable d’intercepter les notifications de son smartphone et les afficher au poignet. Tout cela est intégralement paramétrable, contrairement au Vivosmart de Garmin par exemple, ce qui s’avère très pratique si l’on ne souhaite pas être harcelé en permanence.

Depuis l’application SmartBand, le comportement des différentes notifications compatibles est ajustable : Facebook, Gmail, Agenda… Autre spécificité intéressante, un mode confidentialité se propose de masquer le nom de l’expéditeur, ce qui devrait se révéler utile selon son entourage. Oui, mais.

Tout cela est gâché par un détail des plus gênants : si la notification arrive bien sur le bracelet, elle n’est consultable qu’à sa réception et disparait presque aussitôt. D’ailleurs, si l’on intercepte plusieurs messages dans une application (Hangout, par exemple), seul le premier apparait. Et bien sûr, lorsque qu’un mail et une alerte arrivent en même temps, seul le premier des deux est lisible…

5° Non, la fonction appel est anecdotique

Comme son nom l’indique, le SmartBand Talk peut être utilisé afin de passer des appels. Seulement, plusieurs autres objets au poignet ont su prouver que cela n’est pas franchement une bonne idée. C’est par exemple le cas de la montre connecté Galaxy Gear de Samsung, qui n’a d’ailleurs pas été un véritable succès.

Dans l’absolu, le bracelet de Sony fait ça bien : deux petits haut-parleurs sont placés de chaque côté afin de restituer la voix de son interlocuteur et un micro assure la captation de ses paroles. Reste un problème d’usage : si ce n’est chez soi, il est très difficile d’imaginer une situation compatible avec le système. On n’oublie les transports en commun, à la rigueur en voiture, mais certainement pas au bureau, pas plus que dans la rue.

Lire : Bracelets connectés : comment choisir ? Lequel acheter ?

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1 commentaire
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  • Lulucette
    Bon article ! Perso je trouvais que sur le papier il avait l'air d'un bon produit. A l'utilisation c'était autre chose... je l'ai gardé 4jours avant de le renvoyer. Quelques raisons : l'ecran répond une fois sur trois avec son système de tapotement. En 4 jours le réveil de la montre a fonctionner 2 fois, heureusement que j'avais pas désactiver mon vrai réveil ! Le suivi du sommeil n'a jamais fonctionné. L'altimètre non plus. ... il y a aucun choix de sport. L'application Lifelog ne m'a vraiment pas convaincue. Bref en fait j'en ai à la pelle des arguments qui font que ce bracelet est tres décevant.
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