[Test] Surface Pro 3 : que vaut la nouvelle tablette de Microsoft ?

Et à l’usage, ça donne quoi ?

Bien que plus grande que ses deux précédentes incarnations, cette nouvelle édition de la tablette est étonnamment plus légère. En conséquence, malgré sa taille de 12", la Surface Pro 3 reste parfaitement maniable en mode tablette pur. On peut aisément la tenir d’une main, et se servir du stylet de l’autre. Quant au stylet justement, il se montre très agréable à manier. Léger, bien pensé avec ses 3 boutons, il réagit plutôt très bien et se montre très précis. Nous avons néanmoins remarqué qu’il convient de le tenir relativement droit pour qu’il soit convenablement détecté par l’écran de l’appareil. Si vous espériez vous en servir en le « couchant » de moitié sur la Surface Pro 3, c’est raté…

Des problèmes de chauffe pas véritablement réglés

Voilà une question a posé pas mal de souci aux ingénieurs de Microsoft et responsables de la première version de la Surface Pro. Car une tablette se doit de ne pas chauffer, ou très peu, dès lors que l’appareil est constamment en contact avec la peau de l’utilisateur. Et en dehors de l’autonomie vraiment basse de la Surface Pro, la température excessive de l’appareil était le principal reproche que nous avions pu faire à l’époque. Les choses se sont-elles arrangées depuis ? Oui et non. Oui, car la tablette est plus maniable en cas de chauffe, notamment sur le côté gauche de l’appareil. Non car à droite, le processeur chauffe toujours autant, même pour des opérations assez sommaires comme la décompression d’une grosse archive. Lorsqu'on se met à jouer ou qu'on lance des opérations un peu gourmandes en CPU, mieux vaut laisser l'appareil en mode netbook plutôt qu'en mode tablette.

Des applications toujours en cours de développement

Au moment de la réception de cette nouvelle édition de la tablette, une petite déception se fait ressentir : une version d'essai d'Office 365 est pré-installée, mais elle repose toujours sur l'édition 2013. Bien évidemment, cette dernière reste exploitable sur la tablette grâce au stylet, mais on aurait aimé que Microsoft propose en temps et en heure une version beaucoup plus "tactile" (celle-ci est dans les cartons et devrait sortir très prochainement). Nous avons également testé la version de Photoshop, celle disponible au sein de l’offre Creative Cloud. Car inutile d’espérer utiliser l’ancienne édition du logiciel, que l’on trouve sous la CS 2012 : les menus et les boutons sont beaucoup trop petits dans la définition maximale de la Surface Pro 3. Par conséquent, il convient de télécharger Photoshop CC 2014, puis de se rendre dans le menu Edition > Préférences > Général > Fonctions expérimentales, et d’activer finalement l’option Régler l’échelle de l’interface à 200% sur les écrans haute résolution (Windows uniquement). Dès lors, on peut profiter du fameux outil de création graphique d’Adobe dans de très bonnes conditions. Notez néanmoins au passage que cette fonction n’est pas encore tout à fait finalisée et que les boîtes de dialogue ne s’adaptent pas toujours correctement à la définition de la Surface. Néanmoins, pour des petits travaux d’appoint, le couple Surface Pro 3 / Photoshop CC 2014 fonctionne très bien. Bien évidemment, les professionnels du dessin préféreront sans nul doute une tablette Wacom pour des travaux quotidiens, mais pour l’appareil de Microsoft peut convenir dans une situation d’itinérance, ou pour une utilisation purement dilettante.

Cas pratique : au pratique et dans les transports en commun

Si, à l'époque de la sortie de la première Surface Pro, nous avions réussi à utiliser l'appareil sur les genoux sans trop de souci et dans les transports en commun, avouons qu'il fallait se maintenir dans une certaine position pour bien voir l'écran et continuer à taper sur le clavier... et ne plus en bouger. Le pieds entièrement réglable de cette troisième version de la tablette constitue un plus indéniable, et l'on peut désormais grâce à lui régler l'appareil à sa vue et à sa hauteur. En conséquence, on a le droit de s'affaler sur son siège ou au contraire de se tenir bien droit, et continuer à utiliser pleinement l'appareil en mode ultrabook. En outre, une partie du clavier peut venir s'appliquer contre l'écran (photo ci-dessous), ce qui le surélève légèrement et le maintient dans une position proche d'un clavier classique de PC de bureau. Voilà une idée originale et rajoute un certain confort à l'appareil. Un petit point négatif est cependant à signaler : le stylet est toujours aimanté au connecteur d’alimentation. C’est certes très pratique lorsqu’on souhaite le poser temporairement quelque part, mais certainement pas lorsqu’il s’agit de transporter la tablette dans son sac ou une valise. Il se détache assez finalement et on finit par le perdre au fin fond de sa besace.

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