[Test] On a testé une moto électrique : la Zero DS ZF 11.4

Une vraie moto

Sur le chemin pour aller chercher la Zero DS, il a fallu composer avec une certaine appréhension : laisser un gros cube pour sur ce « petit calibre » donne la sensation de régresser, comme si l’on devait revenir au 125. Et pourtant, une fois devant la moto, l’inquiétude disparait. La DS ZF 11.4 a tout d’une « grosse », qu’il s’agisse de son gabarit certes fin, mais tout de même valorisant, ou de son look. Esthétiquement, elle affiche une véritable identité avec ses grandes jantes de dimensions différentes à l’avant et à l’arrière, respectivement 19 et 17 pouces. La hauteur de selle en pâtit — 873 mm — ce qui la rend inaccessible aux motards les moins grands.

La Zero DS ne pèse « que » 179 kg aidés par un cadre en aluminium, les moins expérimentés n’auront pas peur de la prendre en main. Par contre, ne cherchez pas de pot d’échappement : il n’y en a pas ! La seule chose visible du moteur, ce sont ses ailettes de refroidissement et l’imposante batterie placée dans le cadre.

Le guidon, plat et large pour une maniabilité optimale, se voit privé de poignée d’embrayage. Logique, puisque le moteur électrique ne nécessite aucune boite de vitesse grâce à une transmission directe. Ce n’est pas pour autant que l’on céderait à déporter les commandes de freins façon scooter : la DS est une moto et en reprend les habitudes. Serrer le simple disque avant se fait grâce à la main droite tandis que le disque arrière demande une pression du pied droit. Si l’avant est puissant et facile à doser, l’arrière mérite un peu plus d’attention : la pédale au pied offre une très faible course qui rend difficile le dosage. Tant mieux pour les virages en glisse sur les chemins boueux, tant pis pour les passants en ville qui se demanderont si vous n’avez pas confondu la rue avec un circuit.

Une instrumentation basique

L’instrumentation de la DS est épurée : un compteur de vitesse numérique et un compte tour analogique ainsi qu’une jauge de batterie sont de la partie pour répondre aux besoins quotidiens. On regrette tout de même qu’une moto en partie dédiée à la ville fasse l’impasse sur des warnings. Un bouton permet de s’adresser tantôt à Docteur Jekyll, tantôt à Mister Hyde : la première position « Eco » garanti une autonomie maximale et une puissance diminuée, la seconde « Sport » libère tout le potentiel de la DS. Mais c’est qu’il mal placé, ce switch ! L’actionner en roulant demande une certaine attention, puisqu’on doit abandonner une poignée. Une commande au niveau du guidon aurait été bien plus judicieuse. 

En terme de praticité, un petit coffre est logé au centre d’un faux réservoir autour duquel les genoux viennent prendre place, pour une conduite qui ne déroute pas les habitués. Seulement, on regrette que ce rangement ne permette pas d’accueillir un casque, pas plus que son capot n’est étanche… Évitez donc de mettre des objets sensibles à l’eau en cas de pluie !

VerdictExtérieurement, le seul élément qui trahit l’appartenance de la DS au monde de l’électrique, c’est l’absence de pot d’échappement et, pour les regards les plus aiguisés, la grosse batterie placée dans le cadre. L’équipement est digne d’une moto de son segment, c’est à dire simpliste, mais pas pauvre pour autant.
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2 commentaires
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  • Papounet17000
    Et oui mais comme toujours c'est des prix prohibitif.

    On se demande si ce n'est pas fait exprès pour éviter aux gens d'acheter de tel produits.

    Qu'ils divisent le prix par deux et il y aura beaucoup plus de gens qui achèteront vert.

    Les lobbies du pétrole et les états (taxes sur l'essence) ont encore de beaux jours devant eux.

    Le jour ou tout ce petit monde sera jeté purement et simplement aux ordures (c'est ce qu'ils sont), on pourra enfin avancer dans l'énergie verte à moindre coût.
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