Test du Tomtom One V3 nouveau

Le TomTom one v3 nouveau est arrivé

Mais que se passe-t-il chez TomTom ? A peine 6 mois après la sortie du TomTom One V3 , revoici déjà un modèle One baptisé également… version 3.

Première explication à cet imbroglio de chiffres et de noms, rappelez-vous que la version 3 n’apportait pas vraiment d’améliorations par rapport à la V2 et qu’elle avait donc été moyennement accueillie. TomTom change donc son fusil d’épaule et propose une version One musclée, qui dispose de mises à jour significatives. Dans un soucis de lisibilité, nous appellerons donc cette version testée aujourd’hui nouvelle V3 même si la boite précise bien qu’il s’agit toujours de la V3.

Caractéristiques
Dimensions 96 x 82 x 25 mm
Cartographie France
Mémoire interne 1 Go
Taille de l’écran 3,5 pouces
Poids 172 g

Un package un peu pauvre

Déballage du coffret et première surprise, l’apparence de ce TomTom V3 nouvelle formule ne diffère presque pas de de l’ancien TomTom V3 qui lui-même ressemblait déjà énormément à la V2. On ne change pas une équipe qui gagne a dû se dire TomTom. L’écran fait encore 3.5 pouces et il est toujours tactile. Les dimensions n’ont pas bougé non plus : 9,6 x 8,2 x 2,5 cm.

Pareil pour le poids qui descend tout juste à 172 grammes (174 pour le modèle précédent). Comme à son habitude, TomTom propose un GPS compact, construit en un bloc, à l’allure finalement passe partout. En examinant d’un peu plus près, on remarque enfin deux différences notables. Exit le slot pour carte mémoire SD qui ne servait, il est vrai, plus à grand-chose depuis la V3 (vu que celui-ci était déjà vide). La carte de France est toujours stockée dans la mémoire interne de l’appareil.

L’autre vraie différence est l’apparition sur le dessous de l’appareil d’une prise jack permettant (enfin) de relier le TomTom à un module optionnel TMC-RDS qui vous informera en temps réel du trafic et d’éventuelles perturbations. C’est une première (et bravo à TomTom) mais attention le module est en option et surtout il faudra penser à s’abonner afin de profiter des services TomTom.

Il ne manque pas des choses dans ce package ?

C’est léger, voire très léger. Aucune housse de protection, pas de chargeur secteur. Au lieu de faire la liste des équipements absents, attaquons-nous à ceux qui sont fournis. On trouve donc un câble USB qui permet de synchroniser le TomTom avec un logiciel qu’il faudra télécharger (et oui pas de CD fourni…), une alimentation allume-cigares qui sera donc votre seul moyen de recharger rapidement l’appareil. Autant dire que la recharge via USB est inutile car non seulement vous ne pouvez plus utilise votre TomTom mais en plus elle prend 4 fois plus de temps qu’une recharge classique via allume cigare.

On espérait ne plus voir revenir l’affreux support déjà présent sur les anciennes versions One et XL… raté ! Il ne dispose toujours que d’une simple ventouse qui menace de lâcher en cas de coup de frein brutal ou de pente trop importante (ce qui nous est arrivé…).

Enfin, un dernier mot sur le manuel, ultra sobre. Pour trouver des informations sur votre GPS, rendez-vous sur internet.

Logiciel et ergonomie à la pointe

Première bonne nouvelle, ce TomTom One V3 nouvelle formule démarre en moins de 10 secondes. Il vous faudra ensuite quelques secondes pour commencer à saisir votre adresse. L’ergonomie du GPS est toujours aussi bonne, la possibilité d’entrer directement les différentes informations sur l’écran tactile facilite grandement la tâche.

Les menus sont bien pensés et intuitifs. Ils sont également très explicites. On retrouve les traditionnels « naviguer vers domicile », les favoris qui seront bien pratiques en cas de déplacements habituels, la fonction classique « Entrer une adresse ». L’historique est également géré avec les destinations récentes. Il est possible de naviguer vers un point d’intérêt particulier ou de choisir un point sur la carte. On peut aussi entrer longitude/latitude pour trouver un point précis.

En plus d’être facilement accessible et paramétrable, ce GPS propose une multitude d’options. Difficile de le prendre en défaut, il est tout à fait possible de paramétrer un trajet en passant par plusieurs étapes et de le sauvegarder pour le réutiliser plus tard.

TomTom Navigator 7 : la vraie bonne nouvelle

Le logiciel TomTom navigator est passé à la version 7 comme le proposaient les derniers appareils haut de gamme du constructeur. Celui-ci est plus stable et souffre de moins de bugs, de plus il améliore encore la rapidité de l’ensemble. Un menu « Aidez moi » a fait son apparition depuis la dernière version.

Plus qu’une aide sur le fonctionnement votre GPS, ce menu permet de se rendre facilement à un commissariat, un hôpital et vous fournit même des indications importantes sur les précautions à prendre en cas d’accident, ou sur les règles de circulation en vigueur dans le pays.

Autre atout constaté en utilisant le One : sa réactivité. Comme à son habitude, TomTom a vraiment insisté sur ce fait : les menus défilent rapidement, on navigue dans l’appareil sans avoir vraiment besoin de lire la notice, gage de l’intuitivité des options proposées.

Passons au cœur du sujet, une recherche

Temps de calcul ultra rapide

Il est donc très facile d’accéder au menu de saisie de l’adresse. Le clavier virtuel est assez imposant, il prend tout l’écran et permet de taper assez vite le nom de sa ville. Excellente surprise, le clavier de saisie est devenu prédictif. Dès la première lettre tapée, il vous guide et vous propose différents choix.

Petit hic, cette fonction ne marche pas toujours parfaitement. Pas si facile de trouver sa rue. Il ne propose pas toujours des données pré saisies et il faut continuer à rentrer les lettres une à une avant que la rue ne s’affiche en choix accessible… pas idéal quand on ne connait pas exactement l’orthographe exact d’une rue. Cette fonction a au moins le mérite d’exister, un bon point pour la Nouvelle V3. Le temps de calcul de l’itinéraire est rapide, très rapide surtout sur les petites distances. C’est forcément un peu plus long sur un grand parcours, nous avons compté environ 20 secondes pour faire un Puteaux (92) – Cavaillon (84) (715 km) ce qui place le TomTom dans une bonne moyenne.

On apprécie l’affichage en temps réel du nombre de routes scannées et la progression sur l’écran du trajet qui donne vraiment l’impression d’avancer pendant l’attente. A noter une très bonne initiative sur un parcours qui comprend des zones à péages, le TomTom vous propose d’emblée de les éviter et recalcule alors un autre itinéraire.

Prévisualiser l’itinéraire

Une fois l’itinéraire affiché, le TomTom propose de visualiser l’itinéraire en cliquant sur « Détails » sous forme de texte ou d’images. On se retrouve alors avec un enchaînement d’indications qui font penser à un plan Mappy, qui vous indique le nom des rues empruntées. L’avantage réel de cette fonction est de pouvoir visualiser à l’avance le chemin qui sera pris et de décider ou non d’éviter une zone.

On peut également visualiser un parcours sur la carte, toujours pratique pour se localiser à grande échelle. Autre option très utile : la démonstration du parcours que l’on peut paramétrer à différentes vitesses (entre vitesse réelle et 5x la vitesse réelle) avec les indications qui s’affichent en temps réel.

Enfin, dès que l’itinéraire est calculé, le GPS propose de calculer un autre itinéraire, de passer par un point d’intérêt, une adresse ou au contraire d’éviter une zone du parcours. Le tout, de façon très ergonomique et intuitive.

La gestion des favoris et de l’historique permet de réutiliser facilement des adresses déjà saisies. On peut créer des itinéraires avec autant d’étapes (ou points de passage) que l’on souhaite et même les sauvegarder pour les réutiliser. De petites fonctions qui font de l’usage quotidien du TomTom un vrai plaisir.

Le tout, encore une fois grâce au logiciel TomTom navigator 7.

Tomtom Mapshare et module TMC : les nouveautés

Mais la principale nouveauté du TomTom navigator version 7, c’est sa compatibilité avec le service TomTom Mapshare qui permet d’ajouter des points d’intérêt, de les configurer et de les partager facilement avec d’autres internautes. Il devient donc possible de mettre soi même à jour ses cartes ça c’est une bonne nouvelle.

L’inscription à ce service est gratuite et vous pourrez de la même façon télécharger du contenu modifié des autres internautes. Il est possible de corriger une route, d’ajouter un rond-point, de signaler un radar. Le tout se fait de façon très intuitive sur l’écran. Il suffit ensuite de se connecter à un ordinateur pour partager et télécharger ces différents ajouts.

Niveau points d’intérêts (POI) intégrés, de nombreux réseaux de stations essences sont mémorisés, idem niveau restaurants, hôtels, station de transports en commun, garages, écoles. On apprécie le fait de pouvoir les sélectionner par catégorie ou par géographie (à proximité) et de pouvoir s’y rendre en un clic…

Un module TMC... bien cher

Cette version du TomTom est également compatible avec un module TMC-RDS qui propose de vous tenir informer en temps réel de la circulation et des incidents. Une fonction éviter les bouchons permet de passer à travers une majorité des problèmes du réseau. Attention cette option est payante, il faut acheter le module TMC (environ 70/80 euros) et s’abonner (un abonnement premium à vie dès l’achat est généralement proposé pour 50 euros sinon il est accessible depuis le logiciel TomTom sur votre ordinateur en connectant l’appareil).

Au final, pour profiter de l’option TMC, il faudra donc débourser au final un peu plus de 300 euros, ce qui rend de suite ce GPS beaucoup moins attractif en terme de prix.

A noter qu’une carte de la France est intégrée dans la mémoire interne du GPS, pour le modèle comprenant les cartes Europe il faudra une nouvelle fois débourser 50 euros de plus.

Guidage et précision GPS : du bon et du moins bon

Premières indications et l’on se rend compte que le TomTom One V3 est précis, pas au point de nous indiquer la position de la voiture sur les voies, mais assez précis pour nous orienter à l’avance sans avoir à changer brusquement de file. Les indications sont énoncées à l’avance et répétées assez souvent pour les têtes en l’air.

Réactivité impressionnante

Très intéressant, le TomTom One V3 est capable de créer plusieurs itinéraires bis rapidement et surtout il vous permet d’éviter une partie du trajet (bouchons, accidents…) et recalcule dans la foulée un autre chemin. Ce n’est pas toujours le plus pertinent, surtout quand on connait la route mais il a le mérite de proposer différents itinéraires. Si vous vous trompez, il analyse la situation très rapidement et ne vous oblige à faire demi-tour que le cas échéant. Sinon il est capable de proposer un autre trajet en 10 secondes montre en main.

Difficultés dans les situations complexes

Quand l’état de la route se complique, que les voies se chevauchent : dans les canyons urbains de la Défense (Paris), le TomTom est capable du meilleur comme du pire. Il a quelques fois eu du mal à nous indiquer sur quelle route nous nous situions exactement. Le même schéma s’est reproduit sur le périphérique parisien, nous l’avons quitté et avons emprunté une route parallèle, il a fallu plusieurs centaines de mètres et l’arrivée d’une intersection pour que le GPS se rende compte que nous avions quitté l’itinéraire indiqué. En revanche, sa réactivité permet de se sortir beaucoup plus facilement de nombreux pièges.

Et les radars ?

Le TomTom indique les radars à l’avance et vous prévient de la vitesse à laquelle ils flashent et de la distance à laquelle ils se trouvent. Nous avons vérifié. Bien souvent le GPS a vu juste. A condition bien sûr que le radar ne se trouve pas dans un tunnel car le TomTom a la capacité de garder un signal quelques secondes mais il ne captera pas dans les souterrains. Autre fonction utile, le GPS vous informe dès que vous dépassez la vitesse autorisée d’un petit bip fort désagréable qui a pour réflexe immédiat de vous faire freiner (mission accomplie).

Au niveau des cartes, TomTom utilise le service TeleAtlas en France (racheté par TomTom cet été) et garde des cartes Navteq pour l’Europe). C’est complet mais les mises à jour datent. Tous les radars ne sont pas signalés mais la possibilité de télécharger les corrections des internautes grâce à TomTom Mapshare corrige cet inconvénient.

Pour une mise à jour plus rapide, le mieux est encore de les modifier soi-même, ou de profiter de l’expérience d’autres utilisateurs en téléchargeant leurs modifications. Cette possibilité ajoute une vraie dimension au TomTom.

Hors route, RAS, il s’agit d’un modèle urbain d’entrée de gamme à utiliser en voiture, pour un GPS de randonnée passez votre chemin.

Pertinence des instructions vocales : très bonnes, les instructions anticipent et permettent de changer de voie avec calme et dans la sécurité (entre 2 et 3km à l’avance selon la vitesse à laquelle on avance). On apprécie que les directions à prendre soient anticipées. Exemple : « Tournez à droite et ensuite tournez une nouvelle fois à droite ».

Options et fonctions : le minimum syndical

Niveau options, le TomTom One V3 se satisfait du minium. Nulle fonction mains libres, pas de lecture multimédia ni de Mp3.

Aucune mention concernant une éventuelle étanchéité ni une protection aux chocs… et nous vous déconseillons fortement de verser tout liquide sur votre TomTom ou de le soumettre à des chocs violents.

Intéressant, la rémanence du signal peut demeurer une vingtaine secondes après la perte. Très pratique dans un petit tunnel. Autre point intéressant, le TomTom vous informe depuis combien de temps la connexion GPS est perdue. Il se resynchronise également très facilement dès la réapparition d’un satellite.

Pas de reconnaissance ni de synthèse vocale, le GPS vous informe juste que vous êtes arrivé à destination. On apprécie cependant le mode jour et le mode nuit qui donnent une teinte particulière au GPS et évitent de trop s’abimer les yeux.

L’autonomie est par contre un vrai point faible. Moins de deux heures ajoutez à cela le fait que le rechargement se fait obligatoire par USB (très long) ou sur la batterie de l’allume-cigare (pénible). Pensez bien à brancher le GPS sur l’allume cigare avant un trajet… il est tout simplement impossible de le brancher en roulant.

Verdict : un GPS de qualité mais...

Au final, TomTom propose enfin une vraie mise à jour de son modèle entrée de gamme. Pour 200 euros, cette nouvelle version 3 offre aux utilisateurs un bon GPS, pas toujours ultra précis dans sa navigation mais complet. et doté d’un réactivité à toute épreuve. On a apprécié la souplesse et la réactivité du TomTom, sa capacité à proposer sans cesse de nouvelles solutions et sa fonction MapShare qui révolutionne vraiment l’univers des GPS.

TomTom One V3 Nouvelle version
Excellent donc au niveau de son logiciel, très bon au niveau de son ergonomie, il devient juste bon pour tout ce qui est guidage. Niveau fonctions et options, il se contente vraiment du minimum mais remplit néanmoins parfaitement sa mission de GPS entrée de gamme à 200 euros. On regrettera juste qu’il faille débourser en plus 100 euros pour profiter du module info-trafic.
  • Les plus
  • Les moins
    • Son ergonomie
    • Le Mapshare
    • Pas cher

Pas toujours précis en zones denses urbaines Fonctions de base uniquement

Bundle trop limité

Et voici les performances de notre TomTom One V3 nouvelle formule comparé à l’un des très bons modèles du genre : le Garmin Nüvi 200 dont vous pouvez lire le test complet.