[Test] Faut-il craquer pour la trottinette électrique Booster S2 ?

Meilleure trottinette électrique de notre comparatif, la Booster d’E-Twow a écopé d’une nouvelle version, une mise à jour 2016 qui semble prouver que le constructeur chinois ne s’est pas reposé sur ses lauriers.

Sortie en 2015, la Booster rassemblait tout ce qui se faisait de mieux alors. Comme tout nouveau marché, il est difficile de parler de modèle ultime tant il reste d’améliorations à apporter. La Booster S2 compte bien ajouter ses pierres à l’édifice en ajoutant de nouvelles fonctions et en peaufinant celles déjà installées.

Coup de maître ou manque de nouveautés ? La Booster S2 conforte-t-elle la suprématie d’E-Twow ? Enfin, faut-il craquer pour ce modèle ?

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Oui, pour ses meilleures finitions

La Booster a bénéficié d’un léger lifting sur cette seconde version. Elle ne révolutionne pas son design, mais améliore quelques points. Ainsi sa livrée est désormais mate, ce qui confère une sensation de robustesse la rayant définitivement du rayon jouet. Autre modification, son plateau a été rehaussé. De quoi faciliter le franchissement de surfaces peu carrossables comme une chaussée dégradée, mais aussi celui de trottoirs plus hauts. Un apport qui ne se fait pas au détriment du confort d’utilisation qui demeure tout aussi agréable, notamment grâce à ses amortisseurs performants.

Non, parce qu’elle n’est pas étanche

C’était déjà un défaut sur la Booster, comme sur les L-Trott, ça le reste sur la S2. Aquaphobe, elle n’est pas protégée contre les infiltrations d’eau. L’utiliser sous la pluie ou sur chaussée humide se fait donc à ses risques et périls. Une caractéristique qui nous semble pourtant indispensable sur ce type d’appareil. Facturé près de 1000 €, il est censé pouvoir remplacer la plupart des transports en commun et donc être utilisable quelles que soient les conditions météorologiques.

Adrya, concurrent d’E-Twow, l’a d’ailleurs bien compris avec sa L-Trott GT Air, première du genre à être certifiée IP54, et donc étanche, tant sur son boîtier de commande que sur sa batterie.

Oui, parce que son éclairage est complet et puissant

Si on ne peut toujours pas l’utiliser sous la pluie, la Booster S2 est cependant à l’aise dans l’obscurité. E-Twow a augmenté la puissance de son phare avant et a installé un feu de position sur le frein arrière. Il est désormais possible d’utiliser en toute sécurité la Booster la nuit sans crainte de ne pas être vu. Précisons tout de même que le port d’un gilet réfléchissant reste un plus.

Deux modes accompagnent le phare avant : manuel ou automatique. Dans cette dernière position, c’est la trottinette qui jauge la luminosité ambiante pour déterminer s’il faut ou non qu’il soit allumé. Une bonne idée qui évite d’avoir à se poser la question.

Oui, parce que son freinage est équilibré

La Booster S2 dispose de deux freins. Le premier, magnétique, agit sur la roue avant. Lorsqu’il est actionné, il enclenche un système de récupération d’énergie. Ainsi, en descente, il est facile de recharger sa batterie. Le second frein, manuel et à l’arrière, est utile en cas de freinage d’urgence. Outre une pression sur la roue arrière, il actionne également le frein avant pour un freinage optimal. Sans être brutal, ce dernier est fonctionnel. À noter cependant qu’à grande vitesse, la trottinette a tendance à glisser lorsqu’elle est stoppée net. Dans nos rêves les plus fous, un ABS serait un plus sur une prochaine version.

Oui, parce qu'elle est plus performante que la Booster S1

La Booster S2 constitue le haut de gamme d’E-Twow. Sa batterie de 500 Watts offre un couple de 15 N/m. La marque chinoise a dopé sa machine pour accentuer sa nervosité et faciliter le franchissement des côtes. Donnée pour 25 km/h en vitesse de pointe, nous atteignons plutôt les 30 km/h sur du plat avec un testeur de 75 kg. Une belle surprise. En descente, une fois le moteur au maximum, la trottinette passe en roue libre et peut dépasser les 40 km/h, voire plus. Conscients du danger, nous nous sommes arrêtés à 44 km/h.


Côté autonomie, la S2 est aussi une belle réussite. Notre parcours test nous a menés de Suresnes à Versailles. La distance parcourue est de 12,3 km. Un trajet largement jalonné de belles montées. Si la Booster S2 ne rechigne à grimper les pistes cyclables bitumées, elle montre ses limites sur les chemins de terre également réservées aux cycles. Il faut alors aider la machine avec quelques « kicks ». Au total, ce trajet a consommé 70 % de l’autonomie. En tenant compte du dénivelé du parcours, on est dans les chiffres avancés par le constructeur.

À noter qu’il est aussi possible d’augmenter l’autonomie de la S2 en activant la fonction Zero Start (instructions ici). Se faisant, l’utilisateur doit alors donner une première impulsion manuelle pour lancer le moteur de la trottinette. De quoi économiser la forte demande d’énergie que requiert le démarrage.

Non, parce qu'elle est encore trop lourde

Avec moins de 11 kg sur la balance, la Booster S2 tente encore de contenir son poids. Néanmoins, elle demeure encore beaucoup trop lourde pour être manipulée aisément une fois repliée. Ainsi, on a tôt fait de se fatiguer à la balader dans le métro ou dans les allées d'un wagon de train. Un défaut qu'a éradiqué la City Carbon qui parvient à offrir un système électrique similaire pour 6,3 kg. E-Twow mettrait à profit l'aluminium et le carbone qu'on pourrait avoir un résultat assez proche.

>>> Lire : City Carbon : faut-il craquer pour la trottinette électrique ultra-légère ?

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