10 ans de Xbox : une certaine idée du jeu vidéo

10 ans de piratage

Comme nous l’avons vu, le piratage a fait rage de manière très sévère sur Xbox. Le fait que la console soit, dans sa conception, très proche d’un PC classique semble avoir facilité la tâche des pirates et éveillé leur intérêt. Il était ainsi possible de trouver une véritable scène dédiée à la modification de Xbox, comme à l’installation d’une puce permettant de faire sauter tous les verrous logiciels de la console.

Nombreux furent ceux qui ont remplacé le disque dur de la console pour y installer ensuite différents programmes de leur conception. La machine était en effet parfaite pour faire tourner une version complète de Linux, et certains se sont même acheté une Xbox comme PC d’appoint à petit prix ! Évidemment, la possibilité d’installer pléthore de jeux et films sur le disque dur pour en profiter sans limite a été l’utilisation détournée la plus répandue. Des programmes utilisaient aussi bien le disque dur de la console que ses fonctions en réseau pour en faire un véritable centre multimédia. Malgré ses nombreuses tentatives de modifications de la carte-mère de sa console pour compliquer la tâche des pirates, Microsoft n’est jamais vraiment parvenu à endiguer le phénomène.

Microsoft rectifie le tir

Les choses sont en revanche bien différentes sur Xbox 360. Pour commencer, tirant des leçons utiles de ce qui est arrivé à sa première Xbox, Microsoft a bardé de sécurités diverses et variées sa Xbox 360. Ainsi, les premières tentatives de piratage de la console ont montré qu’il était nécessaire d’aller modifier le firmware du lecteur DVD de la console. Rien d’insurmontable, mais Microsoft a prévu le coup en utilisant des lecteurs DVD différents selon les séries de consoles produites, rendant la création d’un piratage massif beaucoup plus compliquée. Comme chacun sait, aucune protection n’est invincible en informatique, et il se passera encore quelques mois avant qu’il soit possible de tout pirater sur une Xbox 360 avec une simple puce.

Mais là encore, Microsoft a prévu ce cas de figure, et dispose d’un moyen de pression qui parvient encore à faire trembler quelques joueurs : toutes les consoles modifiées qui sont repérées sur le Xbox Live sont bannies à vie du service. 1 million de consoles ont ainsi été bannies à ce jour (juin 2011), ce qui signifie que ces consoles peuvent pirater à volonté, mais ne pourront plus jamais se connecter au service en ligne de Microsoft. L’éditeur, quant à lui, estime qu’il s’agit d’un taux satisfaisant, compte tenu des 57,6 millions de consoles vendues (septembre 2011).