[Test] Que vaut le Yotaphone, le téléphone aux 2 écrans ?

Des performances convenables

La fiche technique du YotaPhone est directement à classer dans la catégorie milieu de gamme. De la part d’un téléphone vendu 500 euros, on s’attendait sincèrement à mieux. Le processeur est équipé de seulement deux cœurs, d’origine Qualcomm : un Snapdragon S4 cadencé à 1,7 GHz, accompagné de 2 Go de mémoire, ce qui est très respectable pour le coup. La partie graphique est assurée par un GPU Adreno 320, qui a fait ses preuves sur de nombreux appareils, du Nexus 4 au Galaxy S4 en passant par le HTC One de première génération.





Grâce à cela, le système s’avère parfaitement fluide, au même titre que les applications. La mémoire généreuse garantit même un multitâche sans accro, ce qui est toujours appréciable. Le jeu vidéo est tout à fait envisageable, en prenant soin d’éviter les plus gourmands. Mais admettons que l’on est en droit d’attendre mieux maintenant que l’on a découvert la fiche technique de la version Compact du Xperia Z1 de Sony, commercialisé à un tarif inférieur (mais sans le second écran).

4G au programme

Bonne nouvelle, le Yotaphone est compatible 4G, quoiqu’il aurait été étonnant qu’il en soit autrement venant d’un téléphone commercialisé par le plus grand spécialiste russe en la matière.

Par contre, la batterie a de quoi décevoir : 1 800 mAh. Yota insiste sur la présence de l’écran E-ink pour justifier cette valeur. Si sa consommation est effectivement très faible (Yota parle de 50 à 85 heures d’autonomie et il peut encore afficher une image lorsque l’appareil n’est plus sous tension), cette affirmation est à relativiser dans le sens où, nous y reviendrons, les interactions avec cet écran sont plutôt limitées. Par le fait, n’espérez pas économiser beaucoup de batterie en le privilégiant. Toujours est-il que nous sommes parvenus à l’utiliser pendant une journée complète, mais la prise électrique est indispensable passé ce délai.

Un capteur photo suffisant

Le capteur photo (accompagné d’un flash LED) est peut-être au coin, mais il n’est pas puni pour autant : il totalise tout de même 13 mégapixels, une valeur partagée par le Galaxy S4 pour citer un bon exemple... ou par le Wiko Darkfull pour être plus nuancé. Dans ce cas précis, il se rapproche plus de ce dernier. Nous ne reviendrons pas sur la problématique du placement, qui n’est pas idéal, pour se concentrer sur le rendu des clichés.

La prise de vue est rapide, les images ne manquent pas de détails et les couleurs sont globalemetent juste, quoiqu’un peu ternes. Un mode HDR est de la partie pour obtenir des contrastes plus éclatants. En ce qui concerne la vidéo, malgré un « gros capteur », il n’est pas question de filmer en Ultra HD. Il faut se contenter de Full HD pour remplir les 32 Go de mémoire intégrés au système, ce qui est plutôt généreux. Par contre, les amateurs de selfies devront passer leur chemin : la caméra frontale n’offre que 0,3 mégapixel, digne des webcams d’il y a dix ans !

VerdictLes performances du Yotaphone sont suffisantes, d’autant que l’appareil a été présenté à l’origine début 2013. Sauf que de l’eau a coulé sous les ponts depuis et compte tenu de son tarif, et malgré la présence d’un second écran, on est en droit d’en attendre un peu plus. Le capteur photo dorsal ne déçoit pas, contrairement à celui placé en façade, indigne d’une époque où le selfie est roi.
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