Vente liée : lettre ouverte aux constructeurs

Billet 50 eurosEn France il est illégal d’obliger l’achat d’un service en complément d’un produit. Cela implique qu’on ne peut vendre une assurance avec une voiture bien que celle-ci ne puisse rouler sans, et de même un ordinateur devrait pouvoir s’acheter sans système d’exploitation bien qu’il soit inutilisable ainsi. Mais ce dernier point est rarement respecté et la déferlante Vista, qui est déjà un succès car il est quasiment impossible de ne pas l’acheter si on acquièrt un nouvel ordinateur, illustre bien cet état de fait. C’est dans ce contexte que des associations de consommateurs publient une lettre ouverte aux constructeurs et vendeurs de machines.

Profession de foi

Entre les réunions de la DGCCRF, l’action de l’UFC, la pétition « Non aux Racketiciels » ou encore le site candidats.fr, l’informatique citoyenne bat son plein. Mais le groupe Détaxe, ne peut se contenter d’un simple débat public car le problème de la vente liée persiste depuis 10 ans. Ainsi le comité publie une lettre ouverte à l’ensemble des constructeurs et vendeurs d’ordinateurs :

« Depuis une dizaine d’années, dans l’informatique « Grand-Public », vous pratiquez la vente obligatoire de logiciels avec les ordinateurs neufs. Illégale dans son principe, cette vente liée a été tolérée, car vous avez su faire croire à son intérêt pour le consommateur au prétexte de son ignorance. Ignorants ou non, nous n’avons jamais considéré comme étant de notre intérêt d’être privés de notre liberté de choix ! »

A question ouverte, réponse publique

Ignorance, difficulté logistique ou nécessité pratique ? Les raisons qui font de la vente liée une institution risquent d’être encore longtemps débattues. Surtout quant on sait qu’un OS peut représenter jusqu’à 10 % du prix de l’achat, ce qui n’est pas clairement annoncé au consommateur. Aussi le point de vue des revendeurs va être à surveiller de près : « Nous attendons votre position sur ce dossier. Votre réponse sera publiée en ligne sur les pages du groupe de travail Détaxe ».