Piratage de logiciels : dénoncer son patron pour 22 000 euros

C’est la crise et la Business Software Alliance (BSA) en profite. Cet organisme propose à tout employé de se faire un peu d’argent de poche en dénonçant son patron qui utilise des logiciels piratés. 

Une vengeance des employés lésés

La campagne initiée par la BSA n’est pas nouvelle, mais prend un nouveau tournant avec les difficultés financières induites par la crise. La BSA a en effet décidé de doubler les primes versées. Elles correspondent désormais à 10 % de la valeur des logiciels piratés à la hauteur maximum de 20 000 £, soit environ 22 000 €.

« Beaucoup d’employés qui connaissent des difficultés financières sont prêts à améliorer leurs revenus, en cette période qui précède les fêtes, en dénonçant des pratiques illégales », pense la porte-parole de la BSA. Un sondage commandé par l’organisation dévoile que 40 % des personnes interrogées sont prêtes à dénoncer leur entreprise contre de l’argent si elles étaient licenciées. La BSA parie donc sur les nombreux licenciements effectués ces derniers mois. Elle estime que les entreprises londoniennes piratent chaque année l’équivalurent de 149 millions de livres sterling de logiciels.