BD sur Internet : Angoulême n’a qu’à bien se tenir

1 : BD 2.0 ? 3 : Un excellent moyen de promotion 4 : Web contre papier : une lutte vaine ? 5 : Deux supports complémentaires

Les spécificités de la Web BD

Le Concept – Navo (DR)

Si la bande dessinée sur support papier est plus que jamais d’actualité et connaît un certain regain depuis quelques temps, le web contribue fortement à rendre ce média plus populaire que jamais. Mais se lancer dans un blog BD sans savoir où l’on va est bien entendu vain. Comment faire de son site un succès ? Chacun des auteurs que nous avons interrogés reconnaît au Web des spécificités précises, elle peuvent être liées à la forme, au fond ou simplement ‘ordre technique.

Dessiner pour les internautes ou pour soi ?

Pour Maliki, l’important est « de ne pas oublier à qui on s’adresse ». L’auteur estime en effet qu’un « blog BD est lu quand il est compréhensible par quelqu’un qui débarque et ne connait pas la personne qui le dessine ». L’important, toujours selon Maliki, est également de soigner la mise en scène et la narration, ceci afin que le lecteur puisse se reconnaitre dans les histoires racontées. « Les faits bruts sont rarement intéressants. C’est leur interprétation qui fera la différence.» Navo, auteur de la bande pas dessinée, s’inscrit dans une voie et un style totalement différents et tient des propos quelque peu opposés. Selon lui, patience est mère de sûreté : « le premier conseil que je donne c’est de ne surtout pas s’impatienter. Ne pas regarder le compteur trop souvent, c’est comme l’eau dans la casserole, elle met plus de temps à arriver à ébullition si on reste devant ». Mais avant tout, il faut savoir écrire pour soi et se faire plaisir : « il faut faire un truc qui nous amuse vraiment parce qu’on va le faire longtemps » précise l’auteur.

Des contraintes techniques

Enfin, Yves Barros, spécialiste du dessin d’actualité sur Baractu estime qu’un blog BD ou un site web d’illustration se doit de faire une excellente première impression : « Je repars aussitôt d’un blog si : la page met trop de temps à s’afficher, le dernier post n’est pas récent (blog abandonné ?), ou s’il y a trop de textes, de vidéos et de liens qui parasitent. ». La régularité des publications et un retour aux commentaires sont aussi deux éléments primordiaux si le dessinateur souhaite fidéliser son lectorat. Mais ce qui ressort au final, c’est qu’il n’y a pas de recette miracle et, surtout, que l’auteur ne doit pas se laisser monter la tête par le succès. Maliki précise ainsi que « ce n’est pas parce que quelque chose a du succès que c’est bien. Succès peut rimer avec aseptisation. Il vaut mieux rester soi-même avec moins de lecteurs que vendre son âme au diable pour l’éclat éphémère des projecteurs ».

Sommaire :

  1. BD 2.0 ?
  2. Les spécificités de la Web BD
  3. Un excellent moyen de promotion
  4. Web contre papier : une lutte vaine ?
  5. Deux supports complémentaires