Internet : mieux gérer sa vie privée

2 : La prévention 3 : Faire son bilan 4 : Une veille facilitée 5 : Effacer ses données 6 : Faire appel à un professionnel 7 : L’éducation numérique au coeur des enjeux

Le débat est ouvert

Nombreux sont les internautes regrettant de voir des données les concernant disponibles en ligne aux yeux de tous. Proposées aussi bien par les premiers concernés que dénichées par les moteurs de recherches, ces informations semblent gravées dans le marbre numérique sans modification possible. On peut pourtant les identifier et éliminer les plus gênantes.    

Nathalie Kosciusko-Morizet a initié le débat en décembre dernier. Pour la secrétaire d’État, ce droit à l’oubli numérique, un thème finalement presque philosophique, est essentiel pour chaque internaute. Tout le monde devrait pouvoir avoir une maitrise directe sur les données le concernant et disponible aux yeux de tous. Dans cette optique NKM a ouvert sur son récent site une « Place publique » consacrée au sujet : vote, pistes ouvertes par la Charte sur le droit à l’oubli et partage d’idées. Les conclusions viendront nourrir la « loi sur le respect de la vie privée à l’heure des mémoires numériques » votée en première lecture au Sénat le 23 mars dernier.

Les exemples d’informations délicates circulant sur Internet sont nombreux : photo prise dans des circonstances peu reluisantes, propos tenus sur un forum plus assumés, coordonnées complètes compilées par des sites d’annuaires ou pire encore, vidéo érotique. Pour autant, certains spécialistes du Web, minoritaires, combattent cette idée de droit à l’oubli, comme Yan Claeyssen, président d’ETO Digital, récemment dans une tribune. Pour lui « l’établissement d’un droit à l’oubli numérique est une fausse bonne idée ». Au-delà des questions de droit international (« les données sont hébergées dans plusieurs serveurs souvent dispersés aux quatre coins du monde »), c’est d’un point de vue philosophique que cette notion lui pose problème, car elle « pourrait rapidement être assimilée à un droit de dire et de faire n’importe quoi sur l’ensemble des médias digitaux ».

Dans le prolongement de ce débat de fond, l’internaute peut déjà actionner plusieurs leviers pour maitriser les données le concernant sans attendre l’adoption définitive d’une loi. Pour cela il faut d’abord limiter ses traces laissées sur le Web.        

Sommaire :

  1. Le débat est ouvert
  2. La prévention
  3. Faire son bilan
  4. Une veille facilitée
  5. Effacer ses données
  6. Faire appel à un professionnel
  7. L’éducation numérique au coeur des enjeux