Facebook espionne même vos brouillons

Avant de publier sur Facebook, il vaudrait mieux écrire son brouillon sur un éditeur de texte. C’est ce que l’on en déduit en apprenant que le réseau social espionnerait ce que les utilisateurs saisissent dans les champs de publication avant qu’ils cliquent ne sur le bouton publier.

Arretsurimages rapporte qu’une étude a été entreprise sur le sujet. Menée par Sauvik Das, étudiant en doctorat à l’université Carnegie Mellon, et Adam Kramer, Data Scientist chez Facebook, elle a permis de découvrir que Facebook détermine qu’un message a été censuré lorsqu’il n’a pas été publié dans les dix minutes suivant sa rédaction. Selon eux, leur contenu n’est pas envoyé à Facebook. Néanmoins, le réseau social en conserve des données qui lui permettent de déterminer la nature de l’utilisateur, son sexe ou encore son âge.

Facebook peut conserver les brouillons

Jennifer Golbeck, directrice de l’Human-Computer Interaction Lab, analyse différemment ces résultats sur Business Insider. Si Facebook confirme que récupérer ces informations fait partie de ses conditions générales d’utilisation, il se défend de lire et/ou conserver les brouillons écrits par les utilisateurs. Jennifer Golbeck déclare que c’est en tout cas techniquement possible.
 
On se retrouverait ainsi dans un modèle de fonctionnement proche de la NSA dont l’espionnage des particuliers avait fait grand bruit grâce aux informations d’Edward Snowden. La différence notable entre la NSA et Facebook est que le service de sécurité américain n’espionne que les éléments publiés par les internautes et non ceux qu’ils n’ont pas voulu mettre en ligne.

L’étude d’Adam Kramer et Sauvik Dasest est basée sur 3,9 millions d’utilisateurs anglophones sur une période de 17 jours. 71% d’entre eux ont modifié au moins une fois un message avant de le publier sur Facebook au cours de l’étude.