Mort de Facebook en 2017 : la réponse moqueuse du réseau social

En milieu de semaine, une étude menée par deux étudiants de l’université de Princeton tendait à démontrer que Facebook pourrait perdre jusqu’à 80 % de ses utilisateurs d’ici 2017. Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs l’ont comparé au réseau social concurrent MySpace, qui avait également connu son heure de gloire avant de voir sa base d’utilisateurs diminuer fortement. L’évolution de leurs audiences serait similaire à la propagation d’un virus qui, après s’être rapidement développé, finit par inexorablement par ralentir.

Cette publication a rapidement été reprise aux quatre coins du net avant d’être largement remise en question. Mais la réponse la plus appropriée vient finalement du principal intéressé, Facebook. Dans un billet titré « Démystifier Princeton », les équipes du réseau social démontrent à quel point l’étude relève plus du sophisme qu’autre chose, basé sur une logique douteuse : puisque Facebook et MySpace sont corrélés, alors il y aurait un lien de cause à effet entre les deux. Sauf que, comme bien souvent, la corrélation n’implique pas la causalité.

Le billet s’amuse alors à le démontrer en appliquant la même méthodologie pour affirmer que l’université de Princeton pourrait voir sa population diminuer de moitié d’ici 2018 pour, en 2021, ne plus compter un seul étudiant. Par le même cheminement, ils sont même parvenus à déterminer qu’il n’en resterait plus d’air d’ici 2060. En guise de morale à toute cette histoire, les auteurs du billet expliquent « qu’en tant que scientifiques de données, nous avons voulu rappeler de manière amusante que toutes les recherches ne se valent pas et que certaines méthodes d’analyse mènent à des conclusions assez folles ».