[Test] Nikon D5500 : le reflex amateur haut de gamme

2 : Une visée peu confortable 3 : Une ergonomie contrastée 4 : Des performances mécaniques de haut niveau 5 : Une qualité d’image excellente 6 : Un mode vidéo de dépannage 7 : Conclusion : un boitier déroutant

Une conception avantageusement repensée

Nikon D5500

Des performances excellentes en mode photo

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Verdict :

Le Nikon D5500 ne manque pas d’atouts : compacité, autonomie et vélocité en mode photo… Et il sait produire des images d’une qualité remarquable. En revanche, ses menus menus, sa visée optique et son mode vidéo lui procurent de sérieux handicaps. Mais au final, les utilisateurs en quête d’un APN à l’encombrement limité, doté d’une solide qualité d’image et réactif devraient y trouver leur compte. Son successeur, le D5600 est sorti, mais vu la faiblesse des innovations (une application de communication avec smartphone) et l’écart de prix lié à sa nouveauté, nous lui préférons toujours le D5500.

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Poids 470 grammes
Dimensions 12,4 x 9,7 x 7,0 cm
Capteur DX CMOS (23,5 × 15,6 mm) 24,78 mégapixels
Viseur inclus Oui
Flash inclus Oui
Sensibilité 100 – 25 600 ISO
Écran LCD TFT tactile oritentable 3,2 pouces
Connectivité Wi-Fi
Vidéo Full HD, 60 i/s
Stabilisation Non
Objectif inclus 27 – 82,5 mm (f/3,5-5,6)



À l’approche de l’été, les fabricants renouvellent traditionnellement leur gamme reflex amateur, et cette année la concurrence s’annonce particulièrement rude. En effet, entre la sortie récente du très sérieux KS-2 de Pentax et celles de deux modèles chez le leader Canon très prochainement, Nikon lance le D5500. Voyons donc si ses capacités permettront au fabricant jaune et noir de venir bousculer une hiérarchie bien établie.

Le D5500 a été conçu autour d’une structure en fibre de carbone qui intègre un nouvel assemblage capteur/carte mère, comme sur son excellent grand frère le D750. Ce type de conception permet à la fois un haut niveau de solidité, une réduction du poids (470g avec carte et batterie) et du volume (124(l)x97(h)x70(p) mm). Plus fine et plus profonde que sur le modèle précédent, la poignée est équipée d’un revêtement antidérapant efficace. Cette diminution d’encombrement ne provoque aucune dégradation de la qualité de préhension : c’est même plutôt l’inverse. Elle est en effet efficacement secondée par un repose-pouce profilé et pourvu de la même matière granuleuse. La prise en main est donc très agréable pour un boitier de ce gabarit.

L’ensemble inspire globalement confiance, et malgré l’absence d’une finition tout-temps comme sur le KS-2 de Pentax, nous n’avons noté aucune fragilité des divers éléments mobiles (trappes), réalisés en polycarbonate comme l’ensemble de la coque.

C’est la nouvelle mode sur les boitiers reflex amateurs, qui font face à la concurrence d’hybrides performants et compacts, l’objectif 18-55mm fourni en kit est rétractile. Nous renouvelons donc notre impression plutôt positive sur cette évolution, qui permet un gain de compacité alors qu’elle ne grève la mise de tension initiale que de quelques instants.

Autre élément appréciable, une cellule fait son apparition au-dessus du viseur et permet l’extinction de l’écran lorsque l’utilisateur se sert de la visée optique.

Cela peut sembler anecdotique, mais l’utilisation de grands écrans est l’une des principales, si ce n’est la principale, source de consommation électrique des APN. L’augmentation très significative, et appréciable, de l’autonomie de la batterie (environ 650 vues et quelques minutes de vidéo selon nos tests), pourtant identique à celle qui équipait le modèle précédent, doit certainement beaucoup à ce petit détecteur.

Enfin, le petit flash intégré (NG=12) permet de commander les flashes cobra externes du fabricant, ce que nous ne pouvons que saluer.

Sommaire :

  1. Une conception avantageusement repensée
  2. Une visée peu confortable
  3. Une ergonomie contrastée
  4. Des performances mécaniques de haut niveau
  5. Une qualité d’image excellente
  6. Un mode vidéo de dépannage
  7. Conclusion : un boitier déroutant