[Test] Asus Zenfone 2 : faut-il craquer pour le smartphone taïwanais ?

Asus Zenfone 2

Android

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Verdict :

Derrière un design trop massif et sans trop de saveur, le Zenfone 2 s’avère être un appareil étonnant, performant et endurant. Son grand écran manque certes de luminosité et son capteur photo ne peut prétendre à la qualité des G4 et Galaxy S6. Mais à 350 euros, se limiter à ces détails serait passer à côté de l’essentiel, soit de tout ce que le Zenfone fait très bien.

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Taille de l'écran 5,5 pouces
Définition 1920 × 1080 pixels
Processeur Atom Z3580
Mémoire vive 4 Go
Stockage 32 Go + micro SD
Capteur photo 13 Mpx
Connexions WiFi, Bluetooth, 4G
Batterie 3 000 mAh
Poids 170 grammes
Testé le Mai 2015

4 raisons de craquer (ou pas) pour l’Asus Zenfone 2

Le Taïwanais Asus a su se faire remarquer à plusieurs reprises dans le secteur des smartphones. Nous nous souvenons par exemple du très bon Padfone, un téléphone qui pouvait se transformer en tablette en une simple manipulation. Plus récemment, la firme a lancé le Zenfone 2, dont le tarif semble réellement alléchant compte tenu de sa fiche technique. Au programme, un puissant processeur Intel, un grand écran et un équipement pléthorique. De quoi faire de l’ombre aux marques plus prestigieuses ?

1 – Oui, pour ses performances

Les téléphones milieu de gamme doivent souvent faire des concessions en terme de performances. Asus a visiblement refusé cet état de fait et confie le bon fonctionnement de son Zenfone 2 à une puce Intel, ce qui est suffisamment rare pour être remarqué. Le processeur Atom Z3580 est équipé de quatre cœurs, dont la fréquence atteint 2,3 GHz. A cela s’ajoute 4 Go de mémoire vive, de quoi assurer un confort optimal lors d’une utilisation intensive.

Dans les faits, le comportement du Zenfone 2 est irréprochable. Les animations s’enchainent sans à-coup et le multitâche est un véritable plaisir grâce à la généreuse quantité de RAM. En ce qui concerne les jeux, une puce graphique PowerVR G6430 est à la hauteur des attentes. L’immense majorité des titres tournent avec fluidité, même si les plus gourmands pourront parfois causer quelques ralentissements.

L’autonomie enfin n’est pas en reste. La batterie affiche 3 000 mAh et la journée d’utilisation peut très facilement être dépassée, même avec une usage intensif. Surtout, une fonction de chargement rapide appelée « BoostMaster » est d’actualité, permettant de réduire considérablement le temps passé relié à une prise. Ainsi, il est possible de recouvrer 70 % de la batterie en seulement 45 min, en partant d’un accumulateur totalement vide.

2 – Non, pour son encombrement

Le design du Zenfone 2 ne brille pas vraiment pour son originalité. L’ensemble est relativement massif et les quelques excentricités sentent le réchauffé. Ainsi, les tranches latérales sont dénué de tous boutons. Le contrôle du volume est expédié à l’arrière de l’appareil, comme certains terminaux signés LG (G2, G3 ou encore le G4). Seulement, la touche d’alimentation est quant à elle déportée au beau milieu de la partie supérieure. Elle n’est pas évidente à atteindre pour les doigts les plus courts, mais il est heureusement possible d’utiliser un double tapotement sur l’écran éteint pour le réveiller.

Les dimensions ont tout d’une phablette (152 mm de haut, 11 mm d’épaisseur), avec un écran dont les bords sont particulièrement présents. L’ensemble, à base de plastique, pèse également un peu lourd : 170 grammes. L’encombrement n’est donc pas son fort non plus, même si la préhension lors de l’utilisation – nécessairement à deux mains – reste bonne grâce à une coque arrière bombée.

Point positif pour les voyageurs, deux logements sont disponibles sous cette coque, l’un compatible 4G, l’autre se contentant de la 2G. Non loin de ces emplacements, un port microSD est accessible afin d’étendre le stockage interne, déjà généreux (32 Go). 

3 – Oui et non, pour l’interface ZenUI accompagnée de trop nombreux logiciels

Il est rare qu’Android soit livré sans retouche, si ce n’est sur les Nexus vendus par Google. Asus ne fait pas exception avec le Zenfone 2. La surcouche maison, ZenUI, n’est heureusement pas trop chargée. L’environnement Android « de base » est encore visible, mais plusieurs fonctionnalités plus ou moins apparentes ont été ajoutées. Parmi les plus pertinentes, on note la possibilité de redimensionner l’affichage pour permettre un usage à une main, ou le ZenMotion, des gestes du doigt sur l’écran éteint pour lancer des applications préconfigurées.

En adoptant Lollipop, ZenUI profite également des innovations notamment en matière de notification aux interactions plus vastes. Malheureusement, de trop nombreux programmes sont installées par défaut. Entre l’antivirus qui n’en manque pas une pour afficher une notification et les logiciels que l’on n’utilisera pas forcément si l’on a déjà ses habitudes (retouches photo, montage vidéo entre autres), Asus aurait clairement pu se retenir.

Pour le reste, la fluidité est au rendez-vous et la navigation est agréable sur le grand écran 5,5 pouces. C’est autant qu’un LG G3 ou qu’un One Plus One, et comme ce dernier, la définition s’établit à 1920 x 1080 pixels. La résolution dépasse de peu les 400 pixels par pouce, ce qui est largement suffisant pour le commun des mortels. La luminosité mériterait d’être plus puissante, ce qui pénaliser la lecture en plein soleil.

4 – Oui, pour son capteur photo

La partie photo du Zenfone 2 est particulièrement mise en avant par Asus. Un capteur 13 mégapixels est placé au dos, dont les clichés sont globalement bons, sans rien n’avoir d’exceptionnel. Son point fort, c’est l’obscurité. Malgré l’absence d’un stabilisateur optique, le capteur parvient à engranger une importante quantité de lumière.

Pour arriver à littéralement voir dans la nuit, le capteur 13 mégapixels se mue artificiellement en 3 mégapixels en groupant les pixels, abandonnant en détail ce qu’il gagne en lumière. L’astuce est efficace, incontestablement, mais le revers de la médaille, c’est que les images manquent autant de détails qu’elles sont bruitées. L’intérêt de ce mode est donc finalement limité et on lui préférera le HDR, qui permet également d’éclaircir certaines scènes.

On saluera par contre la présence d’un mode manuel performant, laissant le loisir de régler individuellement les paramètres d’exposition ou de profondeur de champ. Un mot sur la vidéo, captée en 1080p maximum. Il n’est pas question de 4K, mais on se console avec des clips globalement stables et à la qualité satisfaisante.