Cinéma : la chasse aux « pixels » s’emballe

Le court-métrage Pixels de Patrick Jean a fait l’objet de demandes de suppression

Alors que le film de Chris Columbus est sorti au cinéma il y a maintenant plus de deux semaines, le site Torrentfreak a révélé les actions du studio Columbia pour empêcher le piratage du film Pixels.

C’est une procédure classique pour les différents studios de cinéma, mais elle est rarement effectuée de façon aussi aveugle et avec un tel niveau d’erreur. À l’occasion de la sortie du film Pixels au cinéma, le studio Columbia a travaillé avec une entreprise spécialisée dans la lutte contre le piratage : Entura International. Celle-ci devait rechercher et demander la suppression de toutes les copies du film sur les plateformes de piratage et de streaming. Une tâche qu’Entura International aurait effectuée avec beaucoup de zèle comme l’a rapporté ce dimanche le site TorrentFreak.

D’après le site spécialisé dans l’actualité du piratage, l’entreprise commanditée par Columbia Pictures aurait demandé la suppression de nombreuses vidéos avec le terme « pixels » dans leur titre, notamment sur la plateforme de vidéos en ligne Vimeo. Or, « pixels » étant un terme générique, les demandes recoupaient également des œuvres sans aucun lien avec le film qu’Entura International souhaitait protéger. Ce fut notamment le cas d’une vidéo du « musée indépendant d’art contemporain »NeMe, qui a reçu une demande de suppression d’une vidéo baptisée Pixels publiée sur le site en 2006.

Plus inquiétant encore, Entura International a envoyé des demandes pour demander la suppression de deux vidéos en lien avec le film sorti cet été : le court-métrage original, datant de 2010, mais également la bande-annonce de l’adaptation de Chris Columbus. Avant d’être un long-métrage avec Adam Sandler, Peter Dinklage et Josh Gad, Pixels était en effet un court-métrage réalisé par le Français Patrick Jean. Suite au succès de cette vidéo de deux minutes, Columbia a racheté les droits d’adaptation pour porter l’idée sur grand écran. C’était sans compter sur le zèle d’Entura International qui a donc demandé la suppression de la vidéo. À l’heure de l’écriture de cet article, le court-métrage était de retour en ligne.

Pixels par Patrick Jean