Uber : 1 semaine de voitures autonomes et déjà 3 scandales

Lancée le 15 décembre à San Francisco, la première voiture autonome d’Uber ne cesse d’enfreindre le Code de la route jusqu’à être potentiellement dangereuse pour les autres usagers. En mois d’une semaine, la première voiture autonome d’Uber est déjà à l’origine de trois scandales qui font de son lancement un fiasco.

1 – Uber ne distingue pas les pistes cyclables

Pas plus tard qu’hier, Uber a reconnu que ses véhicules autonomes peuvent traverser les pistes cyclables sans s’en rendre compte. Ils ne les discerneraient pas du reste de la chaussée. « Le véhicule autonome en mode sans conducteur […] a pris un virage dangereux à droite en coupant la piste cyclable. À deux reprises », écrit Brian Wiedenmeier, directeur exécutif de la coalition des vélos de San Francisco. De son côté, Uber ne nie pas les faits. « Nous avons invité nos conducteurs à désengager le mode d’auto conduite lorsqu’ils approchent de virages à droite sur une rue avec une piste cyclable. Nos ingénieurs continuent à travailler sur le problème », achève-t-il.

2 – Uber grille un feu rouge

Cette bévue vient s’ajouter à une autre histoire. Moins de 24 heures après ses premiers tours, un de ces véhicules en auto conduite a grillé un feu rouge dans le centre-ville de San Francisco. Une infraction enregistrée par une dashcam. Malgré la caméra bien visible sur le toit de la voiture ainsi que diverses inscriptions, Uber déclare que ce véhicule ne fait pas partie de sa flotte autonome. Il doit s’agir d’une « erreur humaine », selon la société.

>>> Lire : Il n’aura fallu que 24h pour qu’une voiture autonome Uber grille un feu rouge

3 – Uber conduit sans permis

Autant de soucis qui ont poussé les autorités californiennes à interdire la circulation des véhicules autonomes d’Uber dans San Francisco, d’autant plus qu’ils circulent sans permis adéquat. Le géant américain ne l’entend pas de cette oreille. Son vice-président, Anthony Levandowski, s’expliquant ainsi : « nous sommes en désaccord avec l’interprétation du département des véhicules à moteur (DMV) de Californie de la régulation de l’autonomie, en particulier sur le fait qu’Uber a besoin d’une autorisation pour opérer à San Francisco. »

De bout en bout, le lancement de la voiture autonome d’Uber est un fiasco et aurait d’ailleurs mérité de figurer en bonne position dans nos flops de l’année 2016.