Piratage de Yahoo : un troisième trou dans la passoir du Web

Yahoo a annoncé le 1er mars avoir découvert un nouveau piratage de ses services. C’est la troisième fois en six mois. Néanmoins, les dégâts sont moins importants que précédemment. Seuls 32 millions de comptes ont été visités par des hackers, contre 500 millions et près d’un milliard les précédents piratages.

Cocasse au début, cette répétition devient gênante. Du côté de l’ancienne star du Web, les soupçons sont toujours tournés vers une entité étatique. Les pirates ont utilisé un système de cookies sur mesure qui leur a permis d’accéder aux comptes sans en posséder les mots de passe. Souci, pour mettre en place une telle technique, Yahoo explique que les malfaiteurs ont eu besoin du code source de l’entreprise. Espionnage, fuites, aucune théorie n’est écartée.

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Yahoo craint désormais d’être poursuivi en justice par des consommateurs. Dans la panade, le groupe en a perdu son conseiller juridique, Ronald Bell, qui a jeté l’éponge après la découverte de cette énième effraction.

De son côté, Marissa Mayer, présidente de Yahoo, a déclaré sur Tumblr qu’elle allait se passer de sa prime de fin d’année 2016. « Je suis la présidente de cette entreprise et puisque cet incident s’est produit sous ma responsabilité, j’ai accepté de renoncer à ma prime annuelle de cette année et demandé que celle-ci soit reversée à nos salariés qui travaillent dur. » En réalité, elle n’a pas vraiment eu le choix, le conseil d’administration de Yahoo l’ayant vivement encouragée à souscrire à cette décision.

La révélation de ce troisième piratage pourrait aussi encore ternir l’opération de rachat de l’entreprise par Verizon. Suite à ses premiers déboires, Yahoo avait déjà consenti un rabais de 350 millions de dollars. Les dernières révélations pourraient l’amener à se rassoir à la table des négociations.

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