Facebook déclare la guerre aux Fake News en France

Le réseau social Facebookvient d’annoncer l’arrivée en France de son outil de « fact-checking », ou vérification des faits, destiné à vérifier la crédibilité d’une information diffusée sur son site. Le but : repousser les Fake News, ces fausses informations diffusées notamment sur les réseaux sociaux, et qui sont soupçonnées d’avoir influencé les élections présidentielles américaines.

« Fake News », l’expression a été largement popularisée depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, ce dernier étant soupçonné d’avoir bénéficié d’une vague de fausses informations concernant ses adversaires politiques, tandis que lui-même accusait les médias de rapporter de fausses informations le concernant. Au centre de cette affaire, Facebook, qui avec ses près de 2 milliards d’utilisateurs semble être une cible de choix. Bien que ne diffusant pas lui-même les informations, le réseau social sert de relais et de plateforme de diffusion à toutes sortes de sources plus ou moins sérieuses.

La pression sur le réseau social s’est donc particulièrement accentuée ces derniers mois, et le résultat est cet outil de fact-checking qui concerne quatre mesures principales : faciliter le signalement d’une actualité suspecte relayée sur le site, informer les lecteurs lorsque la crédibilité d’une information est mise en cause, analyser les données autour d’un article pour déterminer s’il est crédible ou non, et limiter les gains financiers pour les sites diffuseurs de ces informations erronées. Dans un communiqué publié fin 2016, à l’occasion du lancement de son outil aux États-Unis, Facebook a indiqué travailler avec « organisations tierces spécialisées dans le fact-checking ».

L’arrivée de cet outil en France en ce début d’année n’est probablement pas étrangère à l’approche de notre propre élection présidentielle, qui s’annonce particulièrement disputée. Mais l’Hexagone n’est pas le seul endroit où Facebook s’inquiète de la fiabilité des informations qu’il relaye : en Allemagne, le gouvernement a menacé de sanctionner le réseau social s’il ne prenait pas des mesures visant à contrer la prolifération de fausses informations.