Emmanuel Macron veut combattre les communications chiffrées sur Internet

En pleine campagne pour l’élection présidentielle, Emmanuel Macron s’est exprimé sur la lutte contre le terrorisme sur Internet, et notamment les conversations chiffrées. En outre, il souhaite obliger Google, Apple, Facebook et autres Twitter à livrer aux autorités les données des utilisateurs, même si ces dernières sont chiffrées, en cas de soupçons d’activités terroristes.

L’ancien ministre veut donc s’adresser aux « grandes compagnies de l’Internet » comme « Google, Facebook, Apple, Twitter et plusieurs autres » à se soumettre à des « réquisitions légales des services cryptés (sic) ». En ligne de mire du candidat, des services comme Telegram ou encore Whatsapp, propriété de Facebook depuis 2014, qui proposent tous deux un service de chiffrement d’un bout à l’autre de la conversation, empêchant son interception par une personne tierce. À l’heure actuelle, aucune loi n’oblige les fournisseurs de ces services à fournir les clés de chiffrement permettant d’intercepter ces conversations, qui passent donc au-dessus des radars de surveillance classiques.

Les données chiffrées ont déjà posé problème dans le cas de certaines enquêtes policières par le passé. Début 2016, le FBI met la main sur un smartphone présumé appartenant à un des tireurs de l’attaque de San Bernardino, en Californie. Celui-ci est protégé par un mot de passe et ses données sont chiffrées, empêchant les autorités d’y accéder, et Apple refusera alors d’apporter son aide technique pour contourner la sécurité de son produit. L’affaire a donné lieu à une longue bataille juridique, qui a tourné court lorsque le FBI est parvenu à entrer dans le téléphone après plusieurs mois.

En France, Emmanuel Macron évoque la possibilité de mettre en place des amendes pour les entreprises qui ne se plieraient pas aux demandes des autorités.