L’aéroport de San Francisco va garder les plaques d’immatriculation pendant 4 ans

Lorsqu’on se rend à l’aéroport, il est tout à fait courant d’être surveillé par un tas de caméras de vidéosurveillance et autres dispositifs de contrôle dans un souci de sécurité. Pourtant, l’aéroport de San Francisco (SFO) semblerait franchir une étape dans l’utilisation de ces dispositifs en collectant et conservant pendant quatre ans les numéros de plaques d’immatriculation de tous les véhicules empruntant ses voies routières.

Il parait logique que cette initiative ait été prise dans le but de taxer les véhicules de particuliers qui se garent ou les taxis et autres VTC comme Uber en passage. Cependant, l’aéroport aurait également la permission de transmettre toutes ces données aux autorités judiciaires locales, aux forces de l’ordre ainsi qu’au FBI.

La communauté des avocats a manifesté son incompréhension et, par le biais de Matt Cagle (membre de l’ACLU ou American Civil Liberties Union), met en garde que l’aéroport pourrait devenir un nid d’informations facilement accessibles pour savoir qui se rend à SFO, que ces personnes soient suspectées de crime ou non. La raison pour laquelle SFO souhaite conserver ces données de caméras pendant quatre ans n’est pas non plus très claire. Si ce n’est pas dans un but de surveillance criminelle ou de savoir qui laisse sa voiture garée trop longtemps, ces données pourraient très bien être supprimées après quelques jours seulement.

Pourtant, aux États-Unis cette décision reste légale. Les autorités de l’aéroport ont appliqué cette politique dans le but de renforcer la sécurité civile. 53 millions de passagers passent par SFO chaque année et un grand nombre s’y rendent en voiture. Certes, cela pourrait aider à arrêter des terroristes ou des voleurs de voiture, mais aussi suivre les mouvements de chacun en général.