Espionnage : Israel met en cause Kaspersky et la Russie

La tension ne cesse de monter entre Washington et Moscou due notamment aux affaires d’espionnage et de cyberattaques, depuis plusieurs mois. Ce que vient de révéler Israël aggrave cependant la situation.

Les accusations d’espionnage venant de Washington à l’encontre de Moscou ne datent pas d’hier. Si les accusations ont visé les responsables du gouvernement russes au départ, elles s’en prennent maintenant aux entreprises russes, notamment Kaspersky.

Un pirate piraté ?

Israël espionne les membres du gouvernement russe depuis plusieurs années. Les services secrets israéliens ont découvert que le logiciel d’antivirus Kaspersky disposerait d’un outil permettant aux pirates informatiques russes de s’incruster dans les agences gouvernementales américaines, en 2015. Un document de la NSA aurait par ailleurs été volé par le gouvernement russe, selon le Washington Post.

C’est la raison qui aurait conduit Washington à retirer le logiciel Kaspersky des ordinateurs des membres de son gouvernement au mois de septembre dernier, selon New York Times. Une déclaration du National Intelligence Council des  États-Unis précise cependant que l’accès du service de renseignement russe FSB aux bases de données et au code source de Kaspersky reste une « probabilité ».

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Outre le « regret » de l’ambassade de la Russie à Washington face à l’initiative du gouvernement américain, un communiqué d’Eugene Kaspersky, cofondateur et PDG de la société, nie les accusations américaines. La porte-parole de Kaspersky, Sarah Kitsos, déclare également à Washington Post n’avoir pas été au courant du piratage opéré par Israël.

Kaspersky compte actuellement près de 400 millions d’utilisateurs à travers le monde.