Kaspersky veut montrer patte blanche

Quelques jours après l’accusation d’Israël du piratage des ordinateurs de la NSA américaine par le géant de la sécurité informatique Kaspersky, l’entreprise tente de rassurer ses utilisateurs en jouant la transparence.

Kaspersky tente de redorer son blason après avoir été accusé d’espionnage par les médias américains, notamment New York Times et Wall Street Journal. L’éditeur de logiciels d’antivirus annonce deux énormes projets qui commenceront dès 2018. Kaspersky, l’un des leaders dans le domaine de la sécurité informatique, va soumettre le code source de son logiciel antivirus à des entreprises indépendantes pour examen, selon Reuters. L’éditeur antivirus veut prouver que ses produits ne contiennent aucun backdoor pouvant permettre au service du renseignement russe de pirater les autorités américaines. Eugène Kaspersky, le PDG de l’entreprise, vient de confirmer le projet qui devrait commencer dès 2018.

Une enquête indépendante est-elle possible ?

« Nous devons rétablir la confiance dans les relations entre les entreprises, les gouvernements et les citoyens », selon Kaspersky à The Guardian qui précise également que le montant prévu pour la réparation des bugs sera révisé. L’entreprise promet jusqu’à 100.000 dollars de dédommagement en cas de bugs de son logiciel. Outre l’examen de son code source, Kaspersky prévoit également la création de trois « centres de transparence » à travers le monde d’ici 2020. Le premier centre devrait par ailleurs ouvrir ses portes dès 2018.

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La société de logiciels Kaspersky a connu une année difficile puisqu’à la suite des accusations de cyberattaques contre les États-Unis, le logiciel antivirus de la société a été abandonné par le géant de la distribution Best Buy et banni par les agences fédérales américaines.