[Test] Audi A8 : 5 pépites high-tech pour une voiture toute en technologie

Dévoilée il y a quelques mois, la nouvelle figure de proue d’Audi, l’A8 s’est enfin offerte à nous. Dans l’histoire de la marque aux quatre anneaux, l’A8 a toujours fait figure de jalon technologique. C’est sur ce modèle qu’Audi dévoile ses principales innovations depuis une trentaine d’années et la version 2017 compte bien poursuivre la tradition.

Au cours de deux journées dans l’arrière-pays niçois, nous avons pu prendre en main l’A8 et ainsi nous faire une idée de celle qui est probablement la voiture la plus high-tech du moment. Cependant il convient de prendre en considération deux faits importants : l’A8 que nous avons testée va encore évoluer et intégrer des fonctionnalités supplémentaires révélées lors de son annonce mais pas encore disponibles.

D’autre part, l’Audi A8 est, potentiellement, une voiture autonome de niveau 3. C’est à dire que le conducteur pourrait, dans certaines situations données, totalement lâcher le volant et laisser faire la voiture. Or la législation ne permet pas la mise sur le marché de tels véhicules. Par conséquent les fonctionnalités d’autonomie de l’A8 seront débloquées au fur et à mesure de l’évolution de la loi.

Même si le cadre légal empêche Audi rendre son A8 autonome, il ne peut occulter le reste de ses atouts techno, voici ceux qui nous ont le plus séduit :

1 – Des écrans haptiques pour remplacer les boutons

En plus d’un traditionnel tableau de bord, le virtual cockpit, l’Audi A8 dispose de deux écrans tactiles, de respectivement 10,1 et 8,6 pouces. Leur but : donner accès aux principaux réglages de la voiture et remplacer presque intégralement les boutons. De fait, il ne reste que quatre commandes physiques sur la console centrale. L’écran supérieur donne accès aux fonctions de navigation, aux médias ainsi qu’aux fonctions de la voiture. En dessous, le second écran permet de régler les fonctions dites de confort et de climatisation.

Autre particularité de ces écrans, ils disposent d’un retour haptique, c’est à dire qu’ils émettent une légère vibration pour simuler l’appui sur la commande. Enfin s’il veut encore aller plus vite, et limiter ses gestes, le conducteur peut également activer la commande vocale depuis un raccourci sur le volant. L’Audi A8, disposant d’un assistant personnel intelligent, est alors en mesure de prendre en compte une bonne partie de ses demandes (navigation, audio, réglages, etc.). Sur ce point, la promesse d’Audi est pour le moins ambitieuse : l’IA est sensée apprendre des habitudes de son conducteur et ainsi interagir de plus en plus efficacement avec lui.

2 – Les Audi Tablet à l’arrière

En règle générale, les écrans à l’arrière sont dédiés aux enfants et représentent surtout l’espoir pour une partie des parents de passer un voyage en voiture relativement paisible. Dans une voiture de luxe, leur utilisation peut différer… Sur l’Audi A8, les passagers arrière ne se contentent pas de deux écrans quelconques. Dans les faits, à l’arrière d’une A8 on retrouve un large espace, deux tablettes amovibles qui servent d’écrans mais surtout une console centrale qui emporte elle aussi une petite tablette de 5, (écran OLED Full HD). Celle-ci permet, par exemple de prendre un appel en privé. Mais de manière plus globale, elle donne accès aux mêmes fonctionnalités que les autres écrans de la voiture :

  • Contrôle de la climatisation,
  • Contrôle des médias (TV, radio, Internet),
  • Réglages des sièges et de la luminosité.

3 – L’A8 peut se garer seule (ou avec un smartphone)

L’autonomie ne se limite pas à l’autoroute. L’Audi A8 a choisi de développer une fonction de parking autonome. C’est à dire que la voiture est capable de prendre une place de stationnement ou d’en sortir sans l’intervention de son conducteur. S’il veut avoir l’impression d’être utile, ou simplement impressionner les foules, ce-dernier peut aussi utiliser son smartphone pour garer son A8 comme dans un jeu vidéo.

4 – Le boîtier zFAS, et sa puissance de calcul

Une voiture avec autant de capacités technologiques ne peut pas fonctionner avec des outils traditionnels de l’industrie automobile. L’Audi A8 embarque pas moins de 24 capteurs qui sont au service de 41 systèmes d’assistance. Pour être efficace, ce dispositif a besoin d’une puissance de calcul importante. Chez le constructeur aux quatre anneaux, cette technologie s’appelle zFAS et elle a été développée en partenariat avec nVidia. Une carte graphique dans une voiture ? Pas tout à fait… mais une unité centrale capable de gérer et de traiter des milliers d’informations récoltées par les différents capteurs, c’est plutôt cela zFAS.

5 – L’Audi A8 peut se modéliser en 3D

Les fonctions d’assistance à la conduite et notamment au stationnement ne sont pas toutes récentes. Aux alarmes de proximité ont succédé les radars de reculs, etc. Là aussi l’A8 va un peu plus loin. Grâce aux capteurs placés tout autour de la voiture, celle-ci est capable de se modéliser en 3D, ainsi que son environnement. Ainsi, du bout des doigts, le conducteur ou son passager peuvent faire pivoter « la caméra » autour de la voiture, même en mouvement. C’est très pratique pour se garer sur une place étroite par exemple.

Mais ce qui impressionne c’est rapidité de la modélisation et la fluidité du mouvement lorsque la caméra pivote ou que la voiture roule. Là c’est évidemment le boîtier zFAS développé avec nVidia qu’il faut saluer. 

Et en conduite, ça donne quoi ?

C’est une Audi A8 55TFSI de 340 ch. qui nous a été confié pour ce test. Avec ses 5m de long et ses 2 tonnes sur la balance il n’en fallait pas moins pour nous impressionner. Et de fait l’A8 affiche un étonnant contraste entre son confort de conduite et sa fougue sur les routes. Ce dynamisme est servi par une suspension de très haut niveau qui fait oublier l’empattement de l’A8. En définitive, Audi a parfaitement réussi sa berline, mais gare à la note. Le prix de vente de l’A8 débute à 83 000€.