Au Japon : des drones pour renvoyer les employés chez eux à coup de décibels

Au Japon, le surmenage dû à l’excès d’heures supplémentaires est un vrai fléau. Le fabricant de drones Blue Innovations et Taisei, une compagnie de construction, proposent une solution qui ne pouvait émaner que du pays du soleil levant tant elle parait improbable aux occidentaux que nous sommes. 

Le phénomène de surmenage dû au travail est un problème si grave et répandu au Japon qu’on lui a attribué un nom: karōshi, littéralement « mort par surtravail ». Blue Innovations et Taisei se proposent de remédier à ce fléau à l’aide de drones patrouilleurs nommés T-FREND. Ceux-ci commenceraient à faire le tour des bureaux à la fin de la journée de travail, tout en crachant de la musique (ou des messages) à un volume assez gênant pour empêcher les employés trop zélés de se concentrer, et au final, pour les faire enfin rentrer chez eux.

T-FREND peut naviguer sans GPS, il suffit d’établir son plan de vol (itinéraires et horaires) au préalable. À l’heure dite, T-FREND commencera son parcours et diffusera une chanson traditionnelle (Hotaru no Hikari), une chanson synonyme de fin de journée ou de fermeture (de magasin) dans la culture japonaise. Selon les concepteurs de l’engin, il s’agit d’un bon moyen de créer une habitude (ou de la renforcer).

T-FREND n’est pas uniquement conçu pour lutter contre l’excès d’heures supplémentaires. Il permet aussi de surveiller un bâtiment et de prévenir toute intrusion. Le drone est équipé d’une caméra lui permettant de filmer tout intrus ou travailleur, et d’enregistrer la vidéo sur carte SD ou dans le Cloud.

Le T-FREND et les services associés devraient être lancés au Japon en avril 2018. Pourrait-il remporter du succès dans nos contrées ? Rien n’est moins sûr.