Chez Microsoft et Amazon, on commande beaucoup de prostituées

Selon un reportage du magazine Newsweek, de nombreux employés de grandes entreprises de la Silicon Valley feraient fréquemment appel à des professionnel(le)s du sexe. Ainsi, le magazine hebdomadaire américain s’est procuré un ensemble de communications par e-mails entre des maisons closes (ou des proxénètes) et des comptes de grandes entreprises entre 2014 et 2016. Un témoignage édifiant (de plus) sur les us et coutumes des sociétés de la Silicon Valley.

En consultant la centaine d’e-mails, Newsweek a noté que la majorité des employés intéressés par des services sexuels tarifés provenaient de grandes entreprises telles que Amazon ou Microsoft. Des employés d’autres grosses compagnies telles que Boeing, T-Mobile, Oracle sont aussi mentionnés mais à moindre échelle. Certains de ces e-mails avaient été recueillis en 2015 lors d’une opération d’infiltration ciblant les travailleurs du sexe qui postaient sur des sites d’annonce. Cette opération avait entrainé l’arrestation de 18 personnes, dont des hauts dirigeants de Microsoft et Amazon.

Des officiels de la mairie de Seattle (siège d’Amazon) affirment même que certains individus peuvent dépenser jusqu’à 50 000 $ par an pour louer les services de travailleuses du sexe. Certains « bordels » avancent même la proximité géographique entre leur établissement et les bureaux des grandes sociétés comme argument pour appâter le client. Il semblerait bien que les entreprises informatiques aient bien assimilé et adopté le monde du trafic sexuel.

Dans une déclaration envoyée à Newsweek,  Microsoft déclare que « Microsoft a toujours collaboré avec les autorités et toutes les agences gouvernementales afin de combattre le trafic sexuel (…) et certains de nos employés ont même donné de leur temps et de leur argent pour lutter spécifiquement contre ce problème. Lorsque cela arrive, nous examinons ces agissements et nous prenons les mesures adaptées. Microsoft est très clair avec ses employés quant à leur devoir d’agir avec intégrité, dans le respect de la loi et de manière éthique à tout moment. Dans le cas contraire, ils risquent de perdre leur emploi. »

Amazon affirme être en train de mener l’enquête et indique que selon le Règlement intérieur d’Amazon, « il est interdit à tout employé ou collaborateur d’Amazon, de s’engager dans la moindre activité d’achat de service à caractère sexuel à partir du lieu de travail ou tout lieu d’activité professionnelle (ex. voyage d’affaire, diner d’affaire ou autre événement social).

Lorsque Amazon suspecte l’un de ses employés d’avoir utilisé des fonds ou des ressources de l’entreprise pour commettre un acte délictueux, la compagnie enquête immédiatement et prend les mesures appropriées, incluant jusqu’à l’annulation du contrat de travail.
La compagnie peut aussi faire appel aux autorités légales. »