L’énergie solaire, indispensable à la survie des réfugiés Rohingyas

Les réfugiés Rohingyas fuient le Myanmar pour sauver leur vie. Dans leur exil, les panneaux solaires sont des outils essentiels. Le gouvernement du Myanmar n’a en effet pas construit d’infrastructure électrique dans l’État de Rohingya et ses habitants ont massivement eu recours aux panneaux solaires. Mais dès août 2017, l’armée birmane a intensifié une campagne de harcèlement débutée il dix ans plus tôt contre la minorité ethnique Rohingya, forçant ainsi plus de 600 000 musulmans à fuir leurs foyers. Dans leur fuite, ces panneaux solaires sont souvent essentiels. 

Les réfugiés doivent entreprendre un difficile périple entre le Myanmar et le Bangladesh, une marche pouvant prendre entre 5 et 15 jours à travers des routes boueuses et bouchées. L’apport des panneaux solaires se révèle essentiel pour beaucoup. Rashida Begum, 45 ans, déclare à Reuters : « Cela m’a beaucoup aidé lorsque nous dormions dans la jungle pendant la nuit. Sans ce panneau solaire, nous n’aurions peut-être pas atteint le Bangladesh « .
Les panneaux solaires vendus aux réfugiés valent 20000 kyats (environ 12€) et sont peu puissants, environ dix fois moins que des panneaux vendus dans les pays occidentaux. De tels panneaux aident principalement à la purification de l’eau, l’éclairage étant la plupart du temps assuré par des bougies ou des lampes à pétrole.

Ces informations concernant les panneaux solaires s’ajoutent à de nombreuses autres qui confirment la catastrophe humanitaire qui touche cette minorité. Ainsi, le Musée de l’Holocauste américain affirme qu’il y a de plus en plus de preuves d’un génocide à leur encontre.