12 ans de prison requis pour l’héritier de l’empire Samsung

Commençons par un bref rappel des faits. Accusé d’avoir soudoyé l’ancien président du pays, l’héritier du groupe Samsung est en détention depuis le mois de février avec quatre autres cadres de la firme. Condamné à 5 ans de prison en août dernier, il a déposé un recours auprès de  la Haute Cour de Séoul.

Le tribunal de première instance a conclu que l’ex-président avait aidé Lee à renforcer son contrôle de Samsung Electronics. Durant les audiences de la Haute cour, Park Young-soo, un procureur spécial, a insisté sur ce point de vue : « Les avocats disent que leurs clients se sont préoccupés de l’avenir du groupe Samsung. Cependant, ce qui les inquiète vraiment, c’est que M. Lee perde le contrôle de l’empire et subit des pertes économiques conséquentes. »

Une grosse affaire de pot-de-vin

Certes, le tribunal de première instance avait statué que Lee ne demandait jamais directement l’aide de l’ancien chef d’État. Toutefois,  la fusion de deux filiales de Samsung en 2015 avait contribué à consolider son emprise. Une opération qui n’aurait pas été possible sans une intervention en haut lieu.

Bien entendu, les avocats de M. Lee réfutent ces accusations. Pour Maître Lee In-jae, « Les accusés n’ont jamais essayé de résoudre les problèmes en sollicitant l’aide du pouvoir politique. Le procureur spécial a sévèrement déformé la vérité. » La Haute Cour de Séoul devrait publier son jugement. Quelle que soit sa décision, le camp perdant pourrait porter l’affaire devant la Cour Suprême, l’instance ultime en Corée du Sud.

En attendant, la vie continue pour l’entreprise. Face aux inquiétudes des investisseurs relatives à un vide de leadership, Samsung Electronics a nommé une nouvelle génération de cadres supérieurs dans ses trois principales activités en octobre dernier.

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