Jessica Jones : on craque ou pas pour la saison 2 ?

8/10

Jessica Jones saison 2

7,99 / mois€ > Netflix
On aime
  • l'héroïne encore plus attachante et déglinguée
  • l'atmosphère polar
  • les personnages de Malcolm, Trish et Jeri bien développés
  • le scénario plutôt inattendu
On n’aime pas
  • le premier épisode tout juste passable
  • quelques séquences cascadées (peu nombreuses)
Verdict :

Alors qu’on l’avait laissée triomphante face à Kilgrave (saison 1) ou face à La Main (The Defenders), Jessica Jones nous revient encore plus déprimée et torturée. Et c’est comme ça qu’on l’aime, la jeune détective. Malgré quelques maladresses visuelles et scénaristiques, l’ensemble est franchement bon et bien trouvé. Une saison qui nous rappelle qu’on peut avoir des super-pouvoirs et être confrontée aux pires galères et à un quotidien bien terre à terre…

plus

Avant d’entamer cette critique, il convient de signaler que nous n’avons pu voir en avant-première que les 5 premiers épisodes de la saison 2 de Jessica Jones. Nous ne manquerons pas de mettre à jour cet article et la note qui l’accompagne dès que possible.

Le pitch : Si l’on ignore combien de temps s’est écoulé entre la première et la seconde saison de Jessica Jones, force est de constater que de l’eau a coulé sous les ponts. La super-héroïne Jessica Jones (Krysten Ritter), avec l’aide de Malcolm Ducasse (Eka Darville), tente de réhabiliter son agence de détective. Sa meilleure amie, Trish Walker (Rachael Taylor), est toujours animatrice radio, mais a de plus en plus de mal à trouver des sujets pertinents. Elle s’est trouvé au passage un nouveau petit ami, un journaliste TV de renom. Quant à l’avocate Jeri Hogarth (Carrie-Ann Moss), elle gravite toujours dans le petit monde de Jessica, mais a engagé un autre détective privé à des fins peu recommandables, car elle vient d’apprendre une nouvelle qui chamboule complètement sa vie. Et dans le même temps, Jessica est rattrapée par son passé et se voit obligée, bon gré mal gré, de faire la lumière sur la façon elle a obtenu ses super-pouvoirs.

4 raisons de regarder (ou pas) la saison 2 de Jessica Jones

Ça y est, elle revient enfin ! Après avoir réuni plus de 4,8 millions de téléspectateurs à la diffusion de la saison 1 fin 2015, Jessica Jones revient pour un tour de piste. Certes, la détective privée était aussi présente dans The Defenders, mais elle avait dû se contenter d’un second rôle et d’une histoire franchement guère passionnante. La plus marginale des super-héroïnes va-t-elle reprendre le flambeau avec brio et réussira-t-elle à revenir dans la course des séries Netflix à ne pas louper ? Nous avons eu l’occasion de visionner les cinq premiers épisodes de la saison 2 de Jessica Jones et vous livrons nos premières impressions.

1 – Oui, parce que Jessica Jones est de plus en plus géniale et torturée

On pouvait craindre qu’avec la disparition de Kilgrave dans la première saison, tous les problèmes de Jessica allaient être balayés d’un revers de la main, mais pas du tout. Comme le suggère la bande-annonce, cette seconde saison revient sur les origines du personnage, sur la mort de ses parents et sur les circonstances qui ont fait d’elle un être doué de super-pouvoirs. Et si les révélations du premier épisode de la saison 2 sont cousues de fil blanc, les événements vont prendre une drôle de tournure au fil des autres épisodes. On croyait tout savoir sur l’héroïne, ou presque, mais on lui découvre un caractère bien trempé et un passé de plus en plus torturé. En bref : oui, Jessica Jones peut parfaitement « exister » sans Kilgrave, même si le personnage faisait à lui tout seul l’intérêt de la première saison.

2 – Oui, parce que les scénaristes ont laissé le champ libre aux autres personnages

Qu’on se le dise : Jessica n’est pas la seule héroïne de la série. Les autres personnages que sont Malcolm et Trish jouent un rôle fondamental dans l’intrigue. La détective est partageuse et c’est plutôt une bonne chose. Malcolm tente d’aider par tous les moyens la détective à se sortir la tête de l’eau et n’hésite pas à donner de sa personne. Trish, quant à elle, prend les armes et se montre de plus en plus féroce quand il s’agit de trouver le sujet qui pourrait redorer son blason à l’antenne, et qui pourrait dans le même temps aider sa meilleure amie à retrouver un semblant de stabilité. Loin d’être cantonnés aux rôles de faire-valoir un peu stupides, les deux personnages gagnent en épaisseur et en capital sympathie.

3 – Non, parce que les effets spéciaux du premier épisode ne sont pas à la hauteur

Jessica Jones n’est pas une série de super-héros comme les autres. La jeune femme ne part pas en guerre contre les vilains de son quartier, ne porte pas de costume pour sortir la nuit et passe surtout son temps à régler ses propres problèmes. Par conséquent, elle est évolue dans un monde bien éloigné de celui d’un Iron Fist, d’un Daredevil ou même d’un Luke Cage, pourtant apparu dans la première saison de la série. Il n’était donc pas nécessaire de nous rappeler qu’elle est entourée d’autres personnages ayant des capacités extraordinaires. D’autant que l’usage qu’il est fait de l’un d’entre eux est tout bonnement ridicule, dès lors que les effets spéciaux ressemblent à ceux d’un vieil épisode de Flash (la série des années 90, pas la nouvelle). Tout rentre cependant dans l’ordre dans les épisodes suivants, où seule Jessica Jones et celle qui va devenir son ennemie font usage avec parcimonie de leurs super-pouvoirs. Un conseil, donc : ne vous arrêtez pas au ridicule du premier épisode et poursuivez votre visionnage comme si de rien n’était.

4 – Oui, parce que la série nous plonge au cœur de l’actualité (sans le vouloir ?)

En pleine affaire Harvey Weinstein, la série aborde un thème complexe et sulfureux par l’intermédiaire du personnage de Trish Walker. Le plus étonnant, c’est que la saison deux a été finalisée en septembre 2017, un mois avant que les révélations concernant le producteur ne viennent faire l’effet d’un tremblement de terre à Hollywood et un peu partout dans le monde. La série a-t-elle été visionnaire ou des scènes ont-elles été tournées a posteriori ? Peu importe, en réalité. Le plus important reste qu’elle aborde le thème du harcèlement sans vraiment tomber dans les poncifs et qu’elle le fait sans ménagement, mais avec beaucoup de tact quand même. De l’art et la manière d’être subtil…

5 – Oui, parce que le scénario est assez bien vu

Comme évoqué précédemment, on pensait tout savoir de Jessica Jones et que cette nouvelle saison allait se résumer à contrecarrer les plans d’un super-vilain et à le ratatiner en fin de saison. Si un film ou une série de super-héros ne serait rien sans sa Nemesis (et il y en a bien une, ici), cette saison deux va plus loin que ça et amène de multiples rebondissements. Et c’est là aussi l’une des forces de la série : de nombreuses histoires qui gravitent autour du thème principal prennent de l’ampleur insoupçonnée. Au risque même de faire passer le (ou la) méchant(e) de l’histoire pour un sujet annexe. Enfin, s’il y a quelques séquences opportunistes, elles sont vraiment peu nombreuses. Pour le reste, cette saison deux semble être un véritable régal et on a hâte de voir la totalité des épisodes. Vivement !

Les 13 épisodes de la saison 2 de Jessica Jones seront disponibles dès le 8 mars prochain sur Netflix.