Une première action collective contre Facebook aux États-Unis


 

Reuters rapporte que trois utilisateurs de l’application Facebook Messenger auraient intenté une action en justice contre Facebook. Les plaignants reprochent au réseau social d’avoir violé leur droit à la confidentialité en accumulant les informations de session de leurs appels téléphoniques et de leurs textos. C’est une action en recours collectif qui se profile à l’horizon pour Facebook, et si la justice déclare la plainte comme recevable, voire si elle donne raison aux plaignants, la compagnie de Mark Zuckerberg devra probablement sortir le chéquier.

Les actions collectives ne sont possibles en France que depuis 2014, mais aux États-Unis, depuis les années 50, elles ont permis à des citoyens de se liguer pour s’attaquer aux grandes corporations. On se souvient que l’industrie du tabac, au terme d’un procès retentissant en 1998, avait dû débourser près de 106 milliards d’euros en compensation des frais de santé liés à la consommation de cigarettes des plaignants. Facebook risque donc très gros si cette plainte en action collective est déclarée recevable.

Le réseau social, qui vit une perpétuelle descente aux enfers depuis la révélation de l’affaire Cambridge Analytica, a admis que la compagnie avait effectivement collecté des informations personnelles sur les utilisateurs de l’application Messenger sous Android. La compagnie souligne cependant que les utilisateurs avaient été préalablement informés, insinuant donc qu’ils étaient consentants. Facebook a ajouté qu’ils ne recueillaient pas le contenu des appels ou des messages textuels, et qu’il n’y avait aucune crainte à avoir quant à la sécurité des informations personnelles, celles-ci n’étant pas vendues à des entreprises tierces. La maison Facebook va-t-elle tomber ? Nul ne le sait encore, mais entre la désinscription de millions d’utilisateurs et les procès qui s’accumulent, l’avenir parait plutôt sombre pour Mark Zuckerberg.

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