ZTE pourrait être privé de smartphones Android aux États-Unis

Bien qu’Android soit un système en open source (n’importe quel fabricant peut l’utiliser pour commercialiser ses propres smartphones), ZTE pourrait se voir dans l’incapacité de l’utiliser sur ses appareils.

ZTE bientôt privé d’Android ? Voilà une décision qui peut sembler bien étrange, mais qui trouve pourtant tout son sens quand on se penche sur le passif de l’entreprise chinoise. Car malgré le blocus iranien imposé par les USA il y a quelques années, ZTE n’a pas suivi les consignes de Washington et a continué à vendre des produits à l’Iran. Pour éviter de se faire prendre, l’entreprise avait recours à des sociétés-écrans et faisait, malgré tout, parvenir ses produits à l’Iran depuis les États-Unis.

Un premier rappel à l’ordre a eu lieu en 2016, mais ZTE n’a pas respecté ses engagements et le couperet a finir par tomber : la décision vient en effet du Département américain du Commerce, qui a interdit aux entreprises du pays de commercialiser des composants à ZTE durant les sept ans à venir. Dans ce contexte, ZTE n’a donc plus le droit d’aller chercher ses composants dans le pays de Donald Trump (d’où sont issus les processeurs Qualcomm, par exemple).

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Et ce n’est pas tout : Google et ZTE s’interrogent désormais sur l’exploitation d’Android sur les appareils de la marque. Ce ne serait pas le système d’exploitation en lui-même qui serait concerné, puisqu’il est open source, mais tout son écosystème GMS (Google Mobile Services). En clair, ZTE se verrait dans l’incapacité de commercialiser des appareils intégrant les outils Google, à commencer par le Google Play Store. Et un smartphone tournant sous Android, mais aucun GMS n’aurait guère d’utilité.

Un coup qui pourrait être fatal à l’entreprise chinoise, placée en 7e position dans le top des fabricants de smartphones, avec 46,4 millions d’exemplaires écoulés en 2017. Google et ZTE ont refusé pour l’instant de répondre à tout commentaire.