Les autorités chinoises peuvent retrouver un message effacé de Wechat

Le South China Morning Post a découvert un post qui confirme ce que beaucoup soupçonnaient depuis longtemps. Les autorités utilisent WeChat comme outil de surveillance, et peuvent même lire les messages supprimés.

La Commission de surveillance et d’inspection de la discipline municipale de Chaohu dans l’est de la Chine, a admis sur les réseaux sociaux avoir consulté les conversations supprimées d’un suspect pour avancer dans une enquête et trouver qui d’autre interroger. Les personnes présentes sur la liste ont toutes fini par avouer et au final, le nombre des coupables a atteint le total hallucinant de 63 personnes. Publié le lundi 23 avril, le post est devenu viral avant sa suppression.

Après cette révélation, Tencent, la société éditrice de l’application, reste sur sa position en précisant dans un communiqué : « WeChat ne stocke aucun historique de chat. Ils ne sont conservés que sur les téléphones et les ordinateurs des utilisateurs ». Cette affaire éclate au moment où la plupart des pays occidentaux reconsidèrent la manière dont les entreprises conservent les données des utilisateurs. Une nouvelle directive européenne entrera en vigueur le 25 mai prochain.

WeChat suscite la méfiance

En janvier dernier, lors d’un forum d’affaires, Li Shufu, le président de Geely Automobile, a affirmé que le boss de WeChat lirait quotidiennement les échanges sur l’application. Plus tard, le département de la défense australien a interdit la plateforme pour des raisons militaires. Il affirmait alors que celle-ci ne correspondait pas aux normes de défense sans toutefois mentionner explicitement les problèmes.

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