Uber rêve à des bases pour ses taxis volants

Dara Khosrowshahi, le PDG d’Uber, espère lancer son service de taxis volants d’ici 5 ans. Mais les défis à relever restent nombreux.

Parallèlement à la fabrication de ses taxis volants, Uber a demandé à six cabinets d’imaginer les stations où les aéronefs pourraient prendre et déposer leurs passagers tout en rechargeant leurs batteries si nécessaire. L’objectif consiste à les installer dans un rayon suffisamment proche des endroits fréquentés comme un stade, une salle de concert ou un aéroport.

Les finalistes rivalisent d’ingéniosité. Cependant, entre les différentes réglementations, surtout celles relatives à l’environnement et la gestion des bruits, obtenir la construction de ces infrastructures constitue un défi important. Par ailleurs, trouver des pilotes spécialisés n’est pas aussi facile que recruter des conducteurs de voiture. La compagnie s’attend donc à perdre énormément d’argent au début de l’exploitation.

Dara Khosrowshahi a fourni plus des précisions sur son projet lors de l’évènement Uber Elevate. Sa compagnie collaborera avec des entreprises spécialisées pour la construction et la maintenance de ses taxis volants. On peut citer entre autres Embraer, Bell, Aurora Flight Sciences, Pipistrel Aircraft et Karem.

Les véhicules électriques auraient 4 places, un pilote serait aux commandes et une seule charge autoriserait une autonomie de 90 km à une altitude d’environ 1000 pieds (300 m). Si les plans se déroulent au mieux, les vols de démonstration auraient lieu à Los Angeles et Dallas en 2020. L’entrepreneur est convaincu que les coûts diminueraient progressivement. Le service serait alors accessible à un large public d’ici 2023.

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