Au Parlement Européen, Mark Zuckerberg va encore devoir s’excuser

Il aura pris le temps, mais la machine est bel et bien lancée. Après l’éclatement de l’affaire Cambridge Analytica, Mark Zuckerberg, le PDG de la compagnie avait dû se lancer dans une grande campagne de contrition, non seulement auprès du grand public, à coups de « mea culpa » dans la presse nationale et internationale, mais surtout auprès de la classe politique. Le jeune milliardaire a été convoqué devant une commission américaine le mois dernier, et il doit faire face aujourd’hui aux eurodéputés de Bruxelles. Selon des notes recueillies par The New York Times, la stratégie adoptée sera la même qu’à l’accoutumée : un « mea culpa » et puis s’en va. Une recette qui a jusqu’à maintenant plutôt bien réussi à l’entreprise.

Cela fait des semaines que Mr Zuckerberg fait la sourde oreille face aux demandes d’explications des législateurs européens. Avec l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données, l’Union européenne se montre bien plus vigilante sur la question des données des utilisateurs que les États-Unis. Si Facebook est convaincu de la moindre violation dudit Règlement, le montant de l’éventuelle amende pourrait s’élever à 1,6 milliard de dollars (1,36 milliard d’euros). Même si elle a les moyens, la compagnie n’a, évidemment, pas envie de s’acquitter d’une telle somme. C’est pourquoi le ton emprunté par Mark Zuckerberg lors de ces entretiens s’est toujours révélé conciliant. L’homme a même accepté que le débat soit diffusé en direct, afin d’apaiser toutes les parties prenantes.

Facebook devrait donc mettre en avant son désir de respecter les règles de l’Union européenne, tout en soulignant l’importance économique de la compagnie, avec ses 10 000 employés répartis dans 12 villes européennes. La tournée européenne ne s’arrêtera pas là pour le chef du réseau social, puisqu’il déjeunera mercredi avec le président français, Emmanuel Macron, et sera jeudi l’invité d’une conversation lors de la conférence Viva Technology.

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