Moins de 15% de la vie marine serait encore intacte

Les résultats d’une étude publiée dans Current Biology ne font que confirmer le pire des scénarios. Seuls 13,2 % des océans seraient préservés de toute influence de l’activité humaine. Sur terre comme sous les océans, l’être humain, ou plutôt son activité, détruit l’environnement. C’est un fait établi et qui ne fait que s’accélérer. À propos des conclusions à tirer de cette étude, Kendall Jones, doctorante à l’Université du Queensland et auteure principale de l’étude, déclare : « nous nous attendions à compter plus de zones préservées, le cela démontre l’étendue de l’impact de l’activité humaine ».

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Cette analyse systématique des zones marines préservées, la première du genre, a été menée en identifiant les zones libres de tout effet notable de l’activité humaine. Les scientifiques ont ainsi défini l’impact sur l’environnement sous-marin d’activités telles que la pêche, le transport maritime, ou encore l’écoulement de substances chimiques et le changement climatique pour en arriver à la conclusion que seuls 55 millions de kilomètres carrés de nos océans, presque deux fois la surface du continent africain, sont encore préservés de l’influence de l’activité humaine.

Les effets de l’activité humaine sont notables aux quatre coins du globe. L’industrie halieutique va chercher des poissons toujours plus loin et profondément en mer, et même dans les régions peu ou pas habitées, le changement climatique a durablement affecté l’écosystème marin. Pire encore, seuls cinq pour cent de ces zones vierges bénéficient d’un programme de protection. L’Accord de Paris pour les océans devrait être signé par les pays membres des Nations Unies en 2020. Ce traité définira les lois à appliquer dans les quelques zones encore préservées, les endroits les plus inaccessibles au monde, tels que les océans Arctique et Antarctique, ou encore les îles du Pacifique.

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