Xiaomi Mi A2 : on a testé le nouveau smartphone sous Android One

Nous avons testé pour vous le Xiaomi Mi A2, un smartphone sous Android One équipé d’un Snapdragon 660 et qui s’affiche à moins de 300 euros.

7/10
On aime
  • le prix
  • la puissance
  • Android One
On n’aime pas
  • la grosseur du double capteur photo arrière
  • les photos un peu trop lisses
Verdict :

Bénéficiant de l’un des processeurs les plus puissants de milieu de gamme, le Mi A2 profite également d’un prix hyper compétitif. Si son design mériterait d’être revu, notamment à cause du capteur photo trop épais à l’arrière, il s’agit malgré tout d’un smartphone agréable à l’usage. La prise de vue en pleine lumière est très correcte, même si les photos manquent souvent de caractère.

plus

Après une entrée fracassante sur le marché français avec son Mi Mix 2S, son Redmi 2S, et surtout son Redmi Note 5 (qui nous a véritablement conquis), Xiaomi récidive ce mois-ci avec le Mi A2. Comme à son habitude, le fabricant chinois propose un appareil au design agréable, aux performances intéressantes, et à un prix hyper agressif face à ce qu’offre habituellement la concurrence.

5 raisons de craquer (ou pas) pour le Xiaomi Mi A2

1. Oui et non pour son design

Le Mi A2 est un smartphone de 5,99″ et profitant d’un affichage en 18:9 (pour une définition en 1080 x 2160). Son ratio taille d’écran / taille total de l’appareil étant de 77,4%, il ne s’agit pas tout à fait d’un appareil borderless, comme c’est pourtant de plus en plus la tendance depuis un ou deux ans. Côté connectique, l’appareil est nanti d’un port USB Type-C, mais ne dispose d’aucune prise jack. Le smartphone est heureusement livré avec un adaptateur USB-C > Jack.
Que dire de l’aspect et de la prise en main de cet appareil ? Au premier abord, elles sont plutôt bonnes. Le boîtier de l’appareil est composé d’aluminium, ce qui lui procure une belle robustesse, tout en lui offrant une sensation de légèreté une fois l’appareil en main. Son capteur d’empreinte digitale est situé à l’arrière et correctement positionné, et les boutons de mise sous tension et de réglage du volume, tous localisés sur le côté droit du téléphone, sont suffisamment discrets pour se faire totalement oublier.
Si ses angles arrondis ont de quoi séduire, on est surtout conquis (au premier abord, encore fois) par sa faible épaisseur. L’appareil ne mesure en effet que 7,3 mm, soit un millimètre de moins que la plupart des smartphones concurrents situés dans la même gamme de prix (Xiaomi fait notamment sa communication en établissant un parallèle avec le A8 de Samsung, qui mesure 8,4 mm). Mais il y a quand même un hic à ce tableau idyllique : la protubérance du double capteur photo situé à l’arrière de l’appareil. Celui-ci ajoute un peu plus de 2,5 mm d’épaisseur au Mi A2, ce qui rend son utilisation sur une surface plane franchement désagréable. En le posant sur une table et en tapant un SMS par exemple, il apparaît clairement que l’appareil est bancal, qu’il n’est vraiment pas fait pour ce type d’usage et qu’il convient de toujours le manipuler à deux mains. Certes, l’utilisation d’une cover recouvrant l’arrière du smartphone résout presque totalement le problème (Xiaomi en offre d’ailleurs une dans la boîte du Mi A2), mais elle alourdit l’ensemble et rend le smartphone plus disgracieux. En définitive, Xiaomi a certes fait de gros efforts sur la finesse de son nouvel appareil, mais n’a pas réussi à intégrer convenablement le double capteur photo… Dommage.

2. Oui pour Android One

C’est sans aucun doute l’un des points forts de ce smartphone : l’absence de surcouche constructeur. Si MIUI, celle de Xiaomi, profite d’un environnement sans fioritures, on peut cependant lui reprocher l’absence de tiroir d’applications ou l’impossibilité d’inverser les touches de navigation (des défauts que nous avions listés dans notre comparatif sur les surcouches Android). Le Mi A2 s’affranchit de tous ces tracas en proposant une version pure du système d’exploitation de Google, à savoir Android One. De quoi réjouir pleinement celles et ceux qui sont familiers avec Android Stock, que l’on trouve sur les Nexus et Pixel (sont-ils nombreux en France à être dans ce second cas ?), ou qui sont habitués à l’environnement épuré des smartphones signés Motorola.
En conséquence, on retrouve bien le magasin d’application en bas de l’écran et surtout une très faible quantité d’applications Xiaomi embarquées. On n’en recense que trois : une dédiée aux commentaires (Feedback), une autre consacrée à la gestion des fichiers, et une dernière permettant de transférer des données du smartphone depuis et vers un ordinateur (Mi Drop). Bref, Android One est un véritable atout pour ce smartphone et Xiaomi a pleinement compris l’intérêt de ne pas en rajouter des tonnes.

3. Oui pour ses performances

Côté processeur, on trouve un Snapdragon 660, un processeur dévoilé il y a un peu plus d’un an par Qualcomm et que l’on retrouve sur des smartphones comme le Nokia 7 Plus, le R11 d’Oppo, le Meizu 15 ou le BlackBerry Key2 que nous avons récemment testé. Le Mi A2 profite donc d’un processeur assez puissant, surtout que le prix est au rendez-vous, comme nous le verrons ci-dessous. En termes de performances donc, on est en bien en présence d’un smartphone de milieu de gamme : le CPU fait le job et c’est ce que démontrent les tests effectués sous Geekbench et 3DMark.

À l’usage, l’appareil ne souffre d’aucun ralentissement au quotidien, sauf dans les jeux hyper gourmands, mais c’était totalement prévisible. Nous avons eu entre les mains l’édition en 4 Go de RAM / 64 Go de stockage, et l’appareil a réagi au quart à la moindre de nos sollicitations. N’ayant pu mettre la main sur la version en 6 Go de RAM / 128 Go de stockage, nous n’avons pas pu établir de comparaison, mais il y a fort à parier que cette dernière édition n’apporte pas de gain significatif en termes de puissance et de réactivité.
Mais qui dit puissance, dit souvent consommation d’énergie. Comme à l’accoutumée, nous avons testé l’appareil au quotidien : un peu de téléphonie, de la lecture vidéo (un peu plus d’une demi-heure par jour), du surf sur la Toile, de la lecture musicale en streaming sur Deezer et une heure d’utilisation du GPS. La batterie de 3010 mAh de l’appareil est tout juste satisfaisante : au bout de 12h00, il restait seulement 36% de batterie, laquelle a fini par être totalement déchargement pendant la nuit. Si vous optez pour ce smartphone, prenez en considération le fait que vous devrez le recharger une fois par jour, sauf si vous vous comptez faire un usage hyper parcimonieux de l’appareil. Le plus étonnant reste sans nul doute que Xiaomi a intégré une batterie plus puissante (4000 mAh) sur le petit frère du smartphone, le Mi A2 Lite. Mais pourquoi donc ?

Côté processeur, on trouve un Snapdragon 660, un processeur dévoilé il y a un peu plus d’un an par Qualcomm et que l’on retrouve sur des smartphones comme le Nokia 7 Plus, le R11 d’Oppo, le Meizu 15 ou le BlackBerry Key2 que nous avons récemment testé. Le Mi A2 profite donc d’un processeur assez puissant, surtout que le prix est au rendez-vous, comme nous le verrons ci-dessous. En termes de performances donc, on est en bien en présence d’un smartphone de milieu de gamme : le CPU fait le job et c’est ce que démontrent les tests effectués sous Geekbench et 3DMark.


Geekbench 4 Multicore3DMark Slingshot Extreme
Xiaomi Mi A2 (Snapdragon 660)
4609
1275
Xiaomi Redmi Note 5 (Snapdragon 636)4819940
Samsung Galaxy A6+ (Snapdragon 450)3792441
LG Q7 (MediaTek MT6750)
224898

4. Oui et non pour son double capteur photo

À l’arrière de l’appareil, on trouve un double capteur photo de 20 + 12 MP et une ouverture de f/1,75. À l’avant, c’est un capteur photo 20 MP qui vient contenter les fans de selfies. Notez au passage que, contrairement à bon nombre de modèles récemment sortis, le Mi A2 ne possède pas d’encoche spécifique dédié au capteur photo frontal ou au haut-parleur.
Que valent ces capteurs photo ? Le double capteur arrière est plutôt bon : le niveau de détail est excellent en pleine lumière, même si on pourra lui reprocher un certain manque de séparation colorimétrique. Entendez par là que les couleurs sont toutes traitées sur le même plan et qu’il en résulte des photos parfois trop ternes. Rien de rédhibitoire, mais il en ressort des clichés qui manquent quelques fois de caractère. Et en faible luminosité, demanderez-vous ? Comme on pouvait s’y attendre avec ce genre d’appareil de milieu de gamme, il n’y a rien d’exceptionnel. Les zones sombres restent dans l’obscurité totale, et il faudra les retravailler à l’aide d’un logiciel de retouche pour en obtenir quelque chose. En revanche, les éléments éclairés ressortent davantage, leur niveau colorimétrique étant rehaussé. Il en résulte des clichés exploitables, même si on est loin de photos obtenues avec un Mi Mix 2S, et encore plus loin de celles d’un réalisées avec un S9 ou un iPhone 8.

5. Oui, pour son prix, même s’il est plus cher en France

Le Mi A2 s’en sort finalement bien parce qu’il dispose d’autres atouts, comme une télécommande infrarouge ou un logement pouvant accueillir deux nano-SIM. En revanche, on pourra déplorer l’absence d’emplacement pour une carte microSD, ce qui aurait permis d’étendre l’espace de stockage de l’appareil.
Mais là où l’appareil s’en sort pleinement, c’est par son prix. À performances équivalentes, il est cent euros moins cher que tous les modèles équivalents. L’appareil existe en trois versions : 4 Go de RAM avec 32 Go d’espace de stockage, 4 Go de RAM avec 64 Go de stockage, et 6 Go de RAM avec 128 Go de stockage. On pourra déplorer que les versions 4 Go/32 Go et 4 Go/64 Go s’affichent toutes deux vingt euros de plus en France que les mêmes modèles commercialisés en Espagne. Mais à respectivement 269,90 euros pour la première et 299,90 euros pour la seconde, cela reste une très belle affaire.