Tesla fabrique ses propres puces pour l’IA de ses voitures autonomes

Tesla aurait passé les trois dernières années à concevoir son propre processeur d’intelligence artificielle dans le plus grand secret. Le PDG de l’entreprise a révélé l’existence du projet lors de l’annonce des résultats financiers. 

C’est Elon Musk lui-même qui a révélé l’information lors de la révélation des résultats financiers de l’entreprise. Le processeur, appelé « Hardware 3 », sera intégré aux véhicules Tesla (les modèles S, X et 3 donc), et sera responsable des calculs en rapport avec les capacités de pilotage autonome des voitures. Le recrutement en 2016 de Jim Keller, un ancien d’AMD, a donc porté ses fruits.

Pete Bannon, directeur du projet Hardware 3 déclare : « nous avons l’avantage de savoir à quoi ressemblent nos réseaux neuronaux, et comment ils vont évoluer à l’avenir ». L’objectif de la compagnie, en fabriquant ses propres processeurs, est donc de pouvoir adapter les composants à ses propres besoins, et d’ainsi gagner en efficacité. À en croire, les résultats seraient spectaculaires, les performances de Hardware 3 étant dix fois meilleures que celles offertes par la puce NVidia Drive utilisée jusqu’à maintenant. Lorsque la puce NVidia traite 200 images par seconde, Hardware 3 en traite 2000. Selon l’analyste James Wang, la démarche de Tesla est parfaitement justifiée, et leur permettra de proposer des véhicules autonomes performants avant la concurrence, qui sera toujours dépendante du calendrier de production des fondeurs tels que NVidia, Intel ou encore AMD. Les puces Hardware 3 devraient être intégrées dans les voitures Tesla à partir de l’année prochaine.

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