Des employés attaquent la maison mère de Tinder

Plusieurs employés (anciens comme actuels) de Tinder attaquent Match, la maison mère de l’application de rencontre, en justice. Ils lui reprochent d’avoir minimisé la valeur financière de Tinder pour faire baisser la valeur de leurs stock-options.

D’anciens et actuels employés de Tinder réclament pas moins de 2 milliards $ en dommages-intérêts (1,75 milliard €) aux dirigeants de Match Group/IAC, le mastodonte absolu du marché de la rencontre, pour avoir donné des informations financières erronées afin de minimiser la valeur des stock-options des employés. Match aurait tout fait pour sous-estimer de façon systématique la valeur de Tinder. La maison mère aurait ensuite secrètement fusionné la compagnie avec Match Group, ce qui a eu pour effet de « diluer » la valeur des stock-options d’une plateforme pourtant en plein boum. Alors que Tinder est en passe d’atteindre les 800 millions $ de profits (705 millions €), les plaignants affirment que Match a sous-évalué la compagnie de près de 75 %. Pour couronner le tout, IAC aurait menacé de licenciement tous les employés qui avaient remarqué la combine et qui auraient l’idée de lancer l’alerte.

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Match Group/IAC s’est défendu de ces accusations dans un communiqué de presse déclarant : « Depuis sa création, Match Group a payé plus d’un milliard de dollars en rémunération à base de titres de participation aux fondateurs et employés de Tinder. En ce qui concerne les allégations de cette plainte, les faits sont simples : Match Group et les plaignants sont passés par un processus d’évaluation rigoureux et contractuellement défini impliquant deux banques d’investissement indépendantes, dont les plaignants n’ont simplement pas l’issue ».

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