Voici les 14 façons de prendre une amende par caméra

De nouvelles infractions sont ajoutées à la liste des transgression « vidéo-verbalisables », portant désormais leur total à quatorze.

CC BY 2.0Le gouvernement élargie le cercle d’intervention de la verbalisation par caméra par un décret du 17 septembre relatif à la sécurité routière. L’objectif de cette extension est « d’assurer la protection des piétons et de prévenir les circulations en sens interdit ou contresens », explique le décret. Sa mise en place sera faite au plus tard au 31 décembre 2018.

Ainsi, les conducteurs vont-ils devoir redoubler de vigilance. En premier lieu sont cités les contrevenants ne s’arrêtant pas devant des piétons s’engageant sur un passage protégé. La sanction sera alourdie, passant de 4 à 6 points retirés du permis de conduire, assorti d’une amende de 135 €.

Second point, les sens interdits. Les automobilistes qui ne respectent pas cette signalisation, et plus particulièrement les deux roues, seraient dans le collimateur des forces de l’ordre qui pourront désormais avoir recourt à la vidéo pour les verbaliser. Les plaques d’immatriculation ne sont pas épargnées. Si la vôtre n’est pas lisible car détériorée ou trop sale, sachez que vous pourrez prochainement être verbaliser en conséquence, le système en place étant en mesure de reconstituer son numéro. 

Le gouvernement ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il prévoit déjà d’ajouter le défaut d’assurance à son carquois. A distance, les agents pourront relever le numéro d’assurance et le comparer à un fichier central. Si le véhicule n’est pas assuré, la facture est salée : 3750 €. En cas d’accident, ce sont des millions d’euros qui peuvent devoir être versés aux victimes. Actuellement 700 000 véhicules seraient dans ce cas en France (roulants ou non roulants).

Pour rappel, voici les onze infractions vidéo-verbalisables actuellement : 

  • Les excès de vitesse.
  • Le non-respect des stops et feux rouges.
  • Le non-respect des distances de sécurité.
  • L’usage de voies réservées (couloirs de bus, pistes cyclables).
  • Le défaut de ceinture de sécurité.
  • L’usage du téléphone tenu en main.
  • La circulation, l’arrêt et le stationnement sur les bandes d’arrêt d’urgence.
  • Les chevauchements et franchissements de lignes continues.
  • Le non-respect des règles de dépassement (par la droite).
  • Le non-respect des « sas vélos » aux feux tricolores.
  • Le défaut de port de casque pour les deux-roues motorisés.