Aux Etats-Unis, il sera légal de hacker les DRM pour réparer ses gadgets

Les tenants de la durabilité et autres opposants à l’obsolescence programmée ont remporté une belle victoire aux États-Unis. Alors que les géants de la Silicon Valley cherchent par divers moyen à gagner toujours plus de revenus en imposant des règles d’utilisation toujours plus draconiennes et des limitations logicielles toujours plus difficiles à contourner, les DRM notamment, le U.S. Copyright Office a fait approuver de nouvelles règles qui permettront à tous les consommateurs d’essayer de réparer leurs gadgets électroniques par eux-mêmes, dussent-ils même accéder à son firmware en brisant le système de gestion des droits numériques.

L’obsolescence programmée et le monopole sont deux stratégies fréquemment adoptées par les grandes compagnies pour s’assurer des revenus réguliers. Les mesures techniques de protection ou DRM, permettent aussi de s’assurer que certains appareils ne puissent être réparés sans passer par un prestataire agréé par la marque. Le mouvement du « Right to repair » lutte depuis plusieurs années pour donner aux consommateurs le droit de réparer par eux-mêmes les produits électroniques dont ils ont fait l’acquisition.

Les appareils concernés sont les smartphones et tablettes, les télévisions intelligentes et objets connectés, et les automobiles. Selon certains experts, cette nouvelle n’est cependant pas si révolutionnaire. À les croire, cette nouvelle loi permettra surtout aux utilisateurs de réinitialiser le firmware de leurs appareils. La modification du firmware n’est en effet toujours pas autorisée, les propriétaires n’étant autorisés à passer outre les DRM que pour « remettre le produit en état de marche, en accord avec ses spécifications originales ».

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