Le Predator : la première imprimante 3D par reconstruction tomographique

La technique, baptisée Computed Axial Lithography ou CAL pour « Lithographie axiale calculée par ordinateur », emprunte le principe à l’œuvre dans les scanners médicaux. Alors que les imprimantes 3D actuelles fabriquent les objets couche après couche, la CAL peut les créer en une passe, et se révèle donc beaucoup plus rapide.

Le principe des scanners médicaux… appliqué à l’envers

Les scientifiques ont tout d’abord scanné l’objet à reproduire afin d’en obtenir des reproductions en 3D sous divers angles. Le Replicator (à ne pas confondre avec le modèle de MakerBot) projette ensuite ces images sur un cylindre rotatif rempli d’une résine spéciale. Elle permet d’imprimer des objets hauts de trois à quatre centimètres en 30 à 120 secondes seulement.

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La CAL offre donc l’avantage d’être largement plus rapide que l’impression 3D traditionnelle. Elle permet en outre de créer des formes plus compliquées, ou même d’imprimer autour d’autres objets, comme on le voit dans la vidéo, avec le tournevis. La résine non durcie est facilement récupérable, et selon les chercheurs, il sera possible de mélanger les couleurs directement dans le cylindre. Cela dit, si les résultats sont lisses et plutôt fidèles, ils ne sont pas exempts de tout défaut, et la finition n’est pas encore le point fort du Replicator. Peu importe, il ne s’agit encore que d’un prototype. Les fabricants d’imprimantes se pencheront assurément sur cette nouvelle technologie prometteuse.