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A quel point polluez-vous l’air, rien qu’en existant ?

Le simple fait de respirer ou de porter du déodorant a une influence sur l’air de votre espace de travail. Une équipe d’ingénieurs a voulu savoir dans quelles proportions cette « pollution » de l’air impactait un bureau ou une salle de travail.

Pour réaliser les mesures, les ingénieurs de l’Université Purdue ont utilisé un immeuble truffé de capteurs en tous genres, le Living Labs. Grâce à ces capteurs, il est possible d’identifier tous les types de contaminants de l’air intérieur.

Quatre open-spaces sont surveillés attentivement, tout comme le flux d’air intérieur et extérieur à travers le système de ventilation. L’équipe a même mis au point une nouvelle technique de suivi de l’occupation en intégrant des capteurs de température dans chaque fauteuil de bureau !

Image 1 : A quel point polluez-vous l'air, rien qu'en existant ?

Plus d’un millier de capteurs pour analyser l’air

Brandon Boor, professeur assistant en génie civil, explique que
« La chimie de l’air intérieur est dynamique. Cela change tout au long de la journée en fonction des conditions extérieures, du mode de fonctionnement du système de ventilation et des habitudes d’occupation dans les bureaux. »

Suivez en temps réel l’état de la qualité de l’air à Paris

Les premiers résultats de l’étude seront présentés lors de la conférence de recherche de l’American Association for Aerosol qui se tiendra du 14 au 18 octobre prochain à Portland. Mais on sait d’ores et déjà que les données indiquent que les personnes et les systèmes de ventilation ont un impact considérable sur la composition de l’air intérieur.

Image 2 : A quel point polluez-vous l'air, rien qu'en existant ?

Les résultats préliminaires suggèrent que les personnes sont la principale source de composés organiques volatils, par exemple l’isoprène (un être humain en expire environ 17 mg par jour), dans une environnement de bureau moderne. Les concentrations de ces molécules sont 10 à 20 fois plus élevées en intérieur qu’en extérieur : une mauvaise ventilation peut donc nuire à la santé et à la productivité.

L’œuvre d’art qui joue avec la qualité de l’air

L’étude montre également que l’ozone de l’extérieur interagit avec d’autres composés à l’intérieur ou avec les surfaces des meubles. Ce polluant peut s’associer à d’autres molécules, par exemple les composés de type
monoterpènes libérés par le pelage d’une orange. Les nouvelles particules formées sont suffisamment petites, de l’ordre du milliardième de mètre, pour pénétrer au plus profond de nos poumons. Inutile de dire que ce type de molécules peut être particulièrement toxique…

Source : Université Purdue