Une collision galactique dans la Voie lactée enfin expliquée



La première étude a été publiée sur la Royal Astronomical Society. Vasily Belokurov, astronome à l'Université de Cambridge, et son équipe ont trouvé un grand nombre d'étoiles qui ne se déplacent pas au rythme de la rotation de la galaxie. Au lieu de cela, elles suivent des orbites radiales, se dirigeant ou s'éloignant du centre de la Voie lactée.

Des étoiles ayant une composition différente

Elles sont également riches en "métaux", des matières plus lourdes que l'hydrogène, l'hélium ou le lithium. Cette composition démontre une autre origine que celle des étoiles actuelles, des corps qui se seraient écrasés dans notre galaxie.

Pour simplifier un peu, l’astrophysicienne Kathryn Johnston explique : "Si vous jetez une pierre dans un étang, ces ondulations durent un certain temps. De la même manière, si vous secouez le disque de la Voie lactée, il y a même des milliards d'années, il peut s'écouler un certain temps avant que cette réaction se stabilise". Le groupe a également modélisé différents scénarios.  L’impact d’une petite galaxie  "naine" aurait aussi pu déposer un nuage d'étoiles comme celles que l'on voit aujourd'hui.

Une analyse basée sur les propriétés chimiques

L'autre groupe, dirigé par Amina Helmi, astronome à l'Université de Groningen aux Pays-Bas, a basé son étude sur un ensemble de données plus récent et plus vaste. L'abondance du fer, produit par des explosions de supernova, par rapport à des éléments comme le magnésium, généré par des étoiles massives, mais de courtes durées de vie, donne des indices sur l'histoire de la galaxie. Ils ont conclu que la région intérieure de la Voie lactée contient des indices de débris provenant d'un ancien impact galactique, ils ont nommé cette galaxie ancienne Gaia-Encelade.

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