Pas de 3G à prix réduit pour Free

Logo Free L’éventualité de voir un quatrième opérateur de 3G en France s’est considérablement réduite depuis que le Conseil d’Etat a rejeté le recours de Free, mercredi 11 juillet.

La filiale du groupe Iliad, s’était posée en candidat sérieux pour cette ultime licence 3G mais avait émis quelques réserves sur le prix de lcelle-ci afin d’obtenir un rabais. Le fournisseur d’accès à Internet espérait surtout un nouvel appel d’offres moins prétentieux que les 619 millions d’euros et 1% du chiffre d’affaires annuel demandés actuellement.

Prise de risque

Free qui n’est qu’opérateur virtuel aura sans doute bien du mal à faire valoir ses ambitions en matière de 3G. Son directeur général, Michaël Boukoboza comptait sur la dynamiques des dernières élections pour inverser la tendance, à tort visiblement.

Les prochains jours diront si Free compte prendre le risque de se lancer sur un marché difficile et sur lequel il a déjà accumulé un retard important sur ses concurrents.

L’analyse : La déconvenue de Free n’est pas seulement une mauvaise nouvelle pour le groupe. Elle l’est aussi pour les consommateurs, à en juger par les déclarations de l’association UFC-Que choisir qui déplore la « faible dynamique sur les nouveaux réseaux en France ». Et pour cause, seuls trois opérateurs se partagent le marché en hexagone alors qu’ils quatre ou cinq en Allemagne, Italie et Royaume-Uni. Free devra décider rapidement de l’intérêt de se lancer dans la 3G, d’autant plus que la 4G pointe son nez.