Addiction : les nouveaux centres pour oublier le virtuel

La Chine considère l’addiction aux jeux vidéo et à Internet comme un problème de santé publique majeur. Pour ramener ses citoyens dans le bon chemin, ce pays les rééduque dans des établissements spécialisés. Malheureusement, cela ne se passe pas toujours comme prévu…

Chine : l'addiction aux mondes virtuels bat son plein

Début août, les parents d’un adolescent chinois payent 5000 Yuans (500 €) pour désintoxiquer leur fils. Une fois arrivé dans le centre qui s’étale sur 5 hectares, il est battu à mort durant dix heures. Il ne reviendra plus sur la Toile. Quelques jours plus tard, c’est au tour d’un autre garçon de 14 ans. Hospitalisé dans un état critique, il a subi le même sort.

Sur les 100 millions d’adolescents chinois, 10 millions seraient accrocs aux plaisirs numériques. 400 centres de désintoxication ont vu le jour en Chine. Tous ne sont pas violents ou ne le laissent pas paraître. Jeux de rôle, sport sont aussi pratiqués bien que la méthode de l’électrochoc ait fonctionné également jusqu’en juillet dernier (interdite par le ministère de la Santé).

A l'Ouest, on paye

De l’autre côté du Pacifique, les États-Unis soignent aussi sa jeunesse. Situé dans l’État de Washington, le nouveau centre reSTART s’étale sur cinq hectares. Ici, on oublie les réseaux, le Web ou encore les manettes de jeu durant 45 jours. On est là pour faire du sport, se relaxer et faire un point sur ses études, son travail, le tout pour 14 500 $, non pris en charge par l’assurance maladie.

La France aussi s’est dotée récemment d’un service similaire au sein du CHU de Nantes. Les hospitalisations sont rares et l’on préfère y organiser des tables rondes. Si cela montre un début de prise de conscience du phénomène d’addiction aux mondes virtuels, le service du CHU de Nantes semble un peu faible pour s’occuper de tous les cas français.

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16 commentaires
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  • vlaneo
    c'est triste de devoir en arriver là...
    mais je pense que pour certains c'est nécessaire. j'ai un copain qui en aurait bien besoin pour se remettre à ses études et lacher cette pourriture de jeux qu'est Wow qui est une vrai drogue
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  • Anonyme
    Le jeux qu'il soit "virtuel" ou "réel" peut être une source de "dépendance" quand sa pratique est excessive ... des études ont été menées en Espagne sur ce sujet ... ce n'est pas nouveau ... ce qui est nouveau c'est cet engouement pour la création de "pseudo-centre de désintoxication" preuve que le phénoméne à pris de l'ampleur et qu'il est une source de revenu rentable.
    Néanmoins ... les tarifs peuvent sembler pharaoniques !
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  • a2bfango
    Les jeux sont une drogue pour ceux qui ont des problèmes dans leur vie. En arriver à la conclusion qu'un MMO est une drogue est complètement ridicule. Nombre de personne y jouent pour se détendre et s'occuper. Mais comme partout, dès qu'un grand nombre de personne (plusieurs millions) sont sur le même jeux on trouve tous les excès, des excès qui sont rapidement pris comme généralités pour les adeptes de la généralisation forcée.
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