L’Argentine ne veut plus d’iPhone ni de BlackBerry

À la manière du Brésil qui favorise la relocalisation et la production locale, l’Argentine vient d’annoncer une série de mesures coup de poing qui risquent de faire grincer quelques dents en Amérique du Nord. Le pays d’Amérique du Sud cherche à freiner la baisse de l’excédent commercial, lutter contre l’inflation et stabiliser la parité peso/dollar. Pour cela, l’Argentine va stopper la vente d’iPhone et BlackBerry faute de « certificat d’origine ».

Apple n’en a que faire

En pleine campagne de réélection, Cristina Kirchner a interdit aux deux marques de commercialiser leurs produits en attendant de passer une procédure de certifications lors de laquelle Apple et RIM vont devoir justifier leur présence sur le marché argentin. En revanche, les terminaux Alcatel, Nokia, LG, Motorola, ZTE ou encore Sony Ericsson, fabriqués en partie en Argentine et accompagnés de leur certificat d’origine sont disponibles librement.

Le fabricant canadien RIM semble être à la recherche d’un partenaire pour produire ses smartphones sur place, tandis qu’Apple ne semble pas pressé de remédier à cette interdiction. Il faut dire que la firme de Cupertino est un acteur mineur ce marché, dont les ventes sont deux fois inférieures à celles de BlackBerry.