Hadopi : les jeux vidéo dans le collimateur

Jusqu’alors, la Hadopi ne se souciait que des téléchargements illégaux de films et musiques. D’ici peu un autre secteur culturel entrera dans son dispositif : l’univers vidéoludique.

Les internautes qui téléchargent des copies pirates de jeux vidéo ne sont pas inquiétés pour le moment. La Hadopi ne trace pas ces fichiers. Néanmoins, cela va changer d’ici peu. La Hadopi a lancé un appel d’offres au sujet d’une étude concernant le marché des jeux vidéo. À la clé 50 000 euros hors taxes pour l’heureux élu. Il aura pour charge de fournir une étude « ayant pour objectif de mieux appréhender le rapport des joueurs de jeux vidéo à la création de jeux vidéo et des droits y afférents », comme l’explique l’annonce sur le site BOAMP.fr, le bulletin officiel des annonces des marchés publics.

En clair, la Hadopi recherche des données comportementales et chiffrées des pratiques des joueurs, savoir s’ils achètent ou piratent, et ce, dans quelle mesure. Cette étude mettra en exergue le marché de l’occasion, les ventes classiques, mais aussi les échanges entre amis et bien sûr les téléchargements illicites depuis les diverses plateformes dédiées : torrents, newsgroups, warez, etc.

Comme l’expliquent nos confrères de PCInpact, cette démarche va amener le fonctionnement de la Hadopi à intégrer les jeux vidéo dans la riposte graduée. Dès lors, le joueur peu scrupuleux sera traité au même titre qu’un pirate d’oeuvres musicales ou cinématographiques protégées.

L’étude doit être rendue à la Hadopi dans les six mois suivant l'obtention du contrat. La Haute Autorité devra alors ingérer les données reçues. Reste à savoir combien de temps lui sera nécessaire pour mettre en place la riposte graduée contre les pirates de jeux vidéo.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire